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En Pologne, le concierge d'une école a été poignardé à mort par un ancien élève âgé de 15 ans, jeudi 8 octobre.
Crédit : Wojtek RADWANSKI / AFP
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Deux attaques en l'espace de 24 heures, et beaucoup d'interrogations. Malgré un taux d'homicides et d'atteintes physiques à la personne parmi les plus bas d'Europe, la Pologne fait face à un rare épisode de violences dans ses établissements scolaires depuis la rentrée.
Entre mercredi 7 et jeudi 8 octobre, deux attaques à l'arme blanche ont été perpétrées dans un lycée et une école primaire du pays. Au total, les deux événements ont fait un mort et douze blessés.
Sur le qui-vive, la police a effectué vendredi des contrôles dans environ 15.000 écoles. Les forces de l'ordre ont pu interpeller 19 élèves, qui étaient soit munis de potentielles armes blanches, soit qui menaçaient de s'adonner à un acte de violence : certains étaient munis de couteaux, de machettes ou d'explosifs, quand d'autres promettaient à leur établissement un vendredi sanglant sur les réseaux sociaux.
Les élèves interpellés par la police ont pour la plupart assuré qu'il ne s'agissait que de blagues stupides. Mais le ministre de l'Intérieur, Marcin Kierwiński, craint une réaction en chaîne après les drames de ces derniers jours. "Ce genre de situation entraîne toujours un potentiel mécanisme d'imitation. Et dans cette situation, il est très, très dangereux", redoute-t-il.
Le Premier ministre Donald Tusk a dans la foulée convoqué une réunion de crise avec les ministres de l'Intérieur, du Numérique, de l'Éducation nationale et de la Santé, ainsi que le coordinateur des services spéciaux et le commandant en chef de la police.
"Ce culte de la violence est devenu omniprésent dans le monde et, malheureusement, a aussi atteint la Pologne", a déploré Donald Tusk au cours d'une conférence de presse accompagnant cette réunion.
Pour l'instant, les autorités assurent que les attaques du début de semaine et les événements survenus hier ne semblent pas avoir été coordonnés et relèveraient d'initiatives individuelles. Le commissaire général de la police polonaise, Marek Boron, appelle les élèves eux-mêmes à collaborer dans ce contexte exceptionnel.
"On a eu affaire à quelques cas d'élèves portant avec eux des objets dangereux dans leur établissement. Et c'est grâce aux informations rapportées par les professeurs, mais aussi par les adolescents eux-mêmes, que nous avons pu les mettre en sécurité", a-t-il révélé.
La ministre polonaise de l'Éducation, Barbara Nowacka, a appelé les médias traditionnels mais aussi des influenceurs de réseaux sociaux à commenter ces incidents de manière "responsable" pour éviter une montée en "spirale" de ce genre d'actes de violence perpétrés par des jeunes victimes de "radicalisation".
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