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"Votre famille aurait pu le faire" : après avoir reproché à l'ex-otage Benjamin Brière de ne pas avoir fait sa déclaration d'impôt, le fisc s'excuse

L'ex-otage français s'est vu reprocher par le fisc de ne pas avoir déclaré ses impôts pendant les trois ans de sa captivité en Iran. Ce dimanche 12 avril 2026, la DGFiP s'est enfin platement excusée pour sa réponse "inacceptable".

Benjamin Brière à Genève (Suisse), en 2024.

Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP

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Personne n'est au-dessus des lois. Pas même un ex-otage. Benjamin Brière, arrêté en Iran en 2020 et condamné pour espionnage, le sait mieux que personne. Pour rappel, le Français a passé trois ans en prison en Iran pour avoir notamment photographié des zones interdites et piloté un drone, avant d'être libéré en mai 2023.

À son retour en France, le blogueur découvre qu'il est radié de partout. Aux yeux de la Sécurité sociale ou encore de France Travail, il n'existe plus. Il a dû se battre pour tout réactiver, à commencer par les impôts, ce qui a donné lieu à un échange lunaire.

L'administration fiscale lui a en effet demandé pourquoi il n'a pas déclaré ses revenus depuis 4 ans. "J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui, enfin moi, j’étais dans une prison iranienne. 'Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire', m’a-t-on répondu", a rapporté le voyageur de 40 ans, dans les colonnes du Journal du Net, le 8 avril 2026.

Il est bon de rappeler ici que, au-delà du traumatisme que cette détention a pu représenter pour la famille de Benjamin Brière, ces derniers n'ont pu échanger que "dix minutes tous les trois mois" avec l'otage.

La DGFiP reconnaît un "défaut d'accompagnement"

Ce dimanche 12 avril 2026, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a tenu à présenter ses plus plates excuses sur X. Le fisc juge l'échange rapporté auparavant comme "anormal". "La réponse qui lui a été apportée est inacceptable", reconnaît l'administration.

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"L'agente n'a pas perçu la gravité de la situation", peut-on lire dans un thread. "Nous regrettons vivement que cet usager n'ait pu initialement bénéficier de toute l'attention qu'il convenait de lui apporter compte tenu du contexte. Ce défaut d'accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs."

Nous apprenons que Benjamin Brière a par la suite été reçu, dans un autre département, par la responsable du centre des impôts et que sa situation a pu finalement être régularisée "avec tout le soin que méritait ce cas hors norme". Le fisc conclut ses excuses en promettant de veiller au grain si ce type de situation devait se reproduire à l'avenir.

Depuis sa libération, Benjamin Brière mène un combat pour la création d'un statut d'otage et milite pour un projet de loi en ce sens.

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