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SNCF : pourquoi ça va mal entre Guillaume Pepy et le gouvernement

ÉDITO - Le patron de la SNCF et le gouvernement ont paniqué devant la crise sociale qu'ils n'arrivent pas à endiguer avant l'Euro 2016. Alors chacun a voulu forcer la main de l'autre.

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SNCF : pourquoi ça va mal entre Guillaume Pepy et le gouvernement Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Bénédicte Tassart
et Loïc Farge

Guillaume Pepy recadré par le gouvernement, le président de la SNCF qui menace de démissionner. Pourquoi cela va donc si mal entre les deux ? Parce que les deux ont perdu leur sang froid. C'est étonnant parce qu'au départ, Guillaume Pepy et Manuel Valls sont sur la même longueur d'onde : deux hommes de gauche, sociaux-démocrates. Revenons une dizaine de jours en arrière, lors du le week-end de la fin mai. La semaine d'avant a été catastrophique pour le gouvernement avec la crise des carburants. Et voilà que les préavis de grève s'entassent : sur les rails et dans les airs.

Là on trouve que Guillaume Pepy ne va pas assez vite pour trouver un accord avec les syndicats, qu'il n'est pas assez conciliant. Alain Vidalies, au ministère des Transports, convoque la CFDT et l'Unsa. Tout de suite, il leur donne tout. Aucune négociation. Le DRH de la SNCF est bien-là, mais il ne sert que de caisse enregistreuse. Pepy le prend mal. Il ne comprend pas la méthode. Il menace démissionner. Et là surprise, on ne le retient pas. Encore dimanche 5 juin sur RTL, le ministre des Finances Michel Sapin l'a soutenu très mollement.

Pepy ne devrait pas faire de coup d'éclat

Difficile pour Guillaume Pepy de rester à la tête de l'entreprise ferroviaire, désormais. Il est un peu discrédité vis-à-vis des syndicats. Imaginez la réunion qui devait se tenir ce lundi 6 juin à la SNCF. Guillaume Pepy doit signer le relevé de conclusion établi il y a une semaine par le ministre des Transports. Son autorité en a pris un coup. Ils doivent bien rire les syndicats. Désormais si Pepy n'est pas d'accord sur un point, ils lui diront : "Ah bon, c'est comme ça et bien on appelle le ministre".

Le gouvernement n'a toutefois pas non plus intérêt à une démission fracassante de Guillamue Pepy. Ce n'est pas le moment, avec la crise sociale et les inondations. Normalement Guillaume Pepy, en bon serviteur de l'État qu'il est, ne va pas faire de coup d'éclat. Il va essayer de sortir de tout ça la tête haute. D'ailleurs, on l'a vu partout depuis quelques jours, pour prouver qu'il encore aux manettes.

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Mais, plus tard, cet été, il pourrait chercher à se recaser. Et là, c'est le gouvernement qui pourrait être embêté. Déjà le numéro deux de la SNCF a claqué la porte il y a quelques semaines. Si l'autre pilier du transport ferroviaire en France part aussi, ça va fragiliser la situation.

Le bloc-notes

La loi Sapin 2 à l'Assemblée nationale. Il s'agit de la loi sur la transparence et la lutte contre la corruption. On suivra de près les débats sur les rémunération des patrons.

La note du jour

15 sur 20 pour encourager le Ritz qui veut décrocher le titre de palace après sa réouverture. Quatre ans de travaux, des retards et un incendie plus tard, il affiche déjà complet pour les semaines à venir.

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