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Logements étudiants (Toulouse).
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
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Face aux fortes chaleurs, plusieurs associations, dont Droit au logement (DAL), ont lancé ce week-end une pétition pour réclamer un droit à la suspension du loyer pour les locataires vivant dans des logements jugés invivables en période de canicule.
Invité sur RTL, le porte-parole de l’association, Jean-Baptiste Eyraud explique que cette initiative est d’abord "une interpellation". Le texte a déjà obtenu plus de 8.000 signatures sur la plateforme Change.org.
Pour l’association, le constat est clair : "Pour l’instant, les bailleurs n’ont pas d’obligation." Jean-Baptiste Eyraud estime qu’"il n’y a aucune disposition sérieuse qui prévoit de protéger les locataires contre le réchauffement climatique". Il plaide pour des équipements de base dans les logements les plus exposés : "Il faut des volets ou des stores. Il faut un ventilateur au plafond. Il faut un dispositif minimum de rafraîchissement."
Le porte-parole de DAL appelle aussi les locataires à se mobiliser. "On dit aux locataires : réveillez-vous, signez la pétition pour commencer", explique-t-il. Il va plus loin en évoquant une suspension temporaire du paiement du loyer : "Suspendez le paiement du loyer un mois, pas plus, parce que sinon vous vous exposez à une procédure." Une manière, selon lui, de "reprendre un peu le pouvoir sur le loyer, surtout sur les charges".
Selon l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989, en cas de non-paiement persistant, le propriétaire peut demander la résiliation du bail. Cette résiliation peut être prononcée par un juge en cas de non-paiement de deux mois de loyer.
Jean-Baptiste Eyraud insiste également sur l’effet concret de certains aménagements. Les volets, dit-il, "limitent la fournaise", notamment dans les logements exposés plein sud. Il alerte aussi sur l’évolution du parc immobilier, avec "de plus en plus de logements qui sont mono-orientés", alors qu’autrefois les logements traversants permettaient de mieux faire circuler l’air.
Au-delà de la pétition, l’association interpelle directement les pouvoirs publics. "Attention, agissez. Arrêtez non seulement de procrastiner, mais aussi de reculer", lance Jean-Baptiste Eyraud, qui reproche au gouvernement de "repousser de 5 ans leur obligation de faire des travaux dans les passoires thermiques", c'est-à-dire les logements classés F, G et G+. Le Sénat doit examiner ce texte la semaine prochaine.
Pour l'association droit au Logement, l’enjeu dépasse la seule question du confort. "Une passoire thermique, pour nous, c’est une passoire qui fait passer le froid, mais aussi qui fait passer la chaleur (...) il faut définir un peu mieux, justement, l'impact du réchauffement climatique sur le logement.", affirme son porte-parole. Et il conclut : "C’est inadmissible de laisser comme ça, complètement désarmée et impuissante, la population."
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