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Comment la SNCF régule la présence d’animaux autour des voies ?

Il existe de nombreuses raisons pour expliquer le retard d’un train, certaines ont plus de conséquences que d’autres comme une collision avec un animal. Pour limiter ces accidents, la SNCF travaille sur plusieurs initiatives.

Réseau SNCF
Réseau SNCF
Crédit : SNCF Réseau
Nicolas Barreiro
En partenariat avec Logo SNCF Réseau

En 2019, entre 1.400 et 1.500 incidents impliquant des trains de la SNCF et des animaux ont eu lieu. Chacun d’entre a provoqué au moins cinq minutes de retard pour 8.000 trains, soit un total d’environ 200.000 minutes perdues dans l’ensemble du trafic ferroviaire. Comme si ces retards ne suffisaient pas, chaque heurt avec un animal coûte près de 100.000 euros à la SNCF.

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Ces incidents concernent la grande faune, à savoir les sangliers ou les cervidés. « Ceux-là posent plus de problèmes car ils peuvent provoquer des heurts avec des trains et donc forcément des ralentissements, des minutes perdues, des travaux », nous explique Stéphanie Zieger-Morisson, responsable du pôle « Biodiversité » au sein de SNCF Réseau, contactée par RTL.fr.

Afin de protéger ces animaux, plusieurs solutions sont étudiées par la compagnie ferroviaire. « On souhaiterait faire en Île-de-France un partenariat avec la fédération des chasseurs, pour évaluer les points où il y a beaucoup de collisions. » Un autre objectif de cette collaboration serait « d’observer les ouvrages présents dans ces sites à risque et inciter les animaux à traverser ces ouvrages plutôt que nos voies, c’est-à-dire rediriger la faune. » Ces aménagements pourraient être mis en œuvre à partir de 2022.

Petites bêtes, grand danger

 Les cervidés et les sangliers ne sont pas les seuls que SNCF Réseau cherche à sauver, « derrière on a la petite et moyenne faune, ça va jusqu’à la taille du renard, qui eux ne vont pas causer de problème sur le train en cas de collision », ajoute la responsable du pôle « Biodiversité ».  Certains de ces animaux, les fouisseurs comme le lapin ou le blaireau, peuvent « créer des instabilités sur les supports de voie, parfois même des affaissement ».

« Nous travaillons avec des spécialistes pour apprendre à reconnaitre les terriers de blaireaux et imaginer des solutions douces pour les déplacer » explique Stéphanie Zieger-Morisson.

Des actions sont également mises en place pour laisser passer la petite et moyenne faune d’un côté à l’autre de la voie ferrée, « notre but est d’essayer de la faire rentrer en créant des aménagements dans les ouvrages existants, cela peut être des petits escaliers ou des banquettes pour que la faune puisse traverser l’ouvrage en toute sécurité ». 

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