2 min de lecture

Un salaire moyen de 3.090 euros : pourquoi le salaire moyen des enseignants a augmenté de 4,3%

Selon une étude du ministère de l’Éducation nationale, le salaire moyen des enseignants atteignait 3.090 euros nets par mois en 2024. Une hausse portée par les primes et les heures supplémentaires, dans un contexte de débat sur l’attractivité du métier et le pouvoir d’achat.

Des collégiens se rendant en classe, à Valence en France (image d'illustration)

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Combien gagne un enseignant en France ? Selon une étude du ministère de l’Éducation nationale publiée le 20 août, le revenu moyen des enseignants atteignait 3.090 euros nets par mois en 2024. Une hausse de 4,3% en tenant compte de l’inflation, portée notamment par les primes, les heures supplémentaires et le pacte enseignant.

Les enseignants fonctionnaires à temps complet, dans le public comme dans le privé sous contrat, de l’école au lycée, percevaient en moyenne 3.180 euros nets par mois, selon cette note de la Depp.

Dans le détail, les professeurs agrégés et de chaire supérieure restent les mieux rémunérés, avec 4.190 euros mensuels en moyenne, contre 3.220 euros pour les professeurs certifiés et 2.950 euros pour les professeurs des écoles.

Ces chiffres alimentent aussi d’autres débats très recherchés en ligne : pouvoir d’achat des fonctionnaires, attractivité du métier d’enseignant, crise du recrutement, inflation et rémunération dans le service public.

"Le premier degré est toujours en dernière position par rapport aux autres métiers de l’enseignement. Cela est non seulement grandement insatisfaisant mais, en plus, ne participe pas à rendre notre métier attractif", déplore auprès de l’AFP Aurélie Gagnier, cosecrétaire générale du SNUipp-FSU.

L’étude exclut les contractuels, soit 8% du total des enseignants en 2024, ainsi que Mayotte.

Pour Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, "ces chiffres masquent la réalité d’une rémunération sans revalorisation réelle et très en deçà des attentes légitimes". Elle estime que les primes ciblées et le vieillissement de la profession expliquent en partie la hausse de la moyenne.

En tenant compte de l’inflation, l’augmentation moyenne des salaires a atteint 4,3% entre 2023 et 2024, contre 0,4% entre 2022 et 2023.

Le salaire de ceux qui n’ont pas eu d’avancement et qui n’ont pas changé de rythme de travail a progressé de 3,1%. Cette hausse s’explique notamment par la revalorisation du point d’indice de la fonction publique, l’attribution de cinq points d’indice supplémentaires et la hausse des rémunérations liées aux heures supplémentaires.

Les indemnités indexées sur le point d’indice, comme l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves, l’indemnité de résidence ou le supplément familial de traitement, ont elles aussi augmenté.

Le pacte enseignant, qui prévoit des rémunérations supplémentaires en échange de nouvelles missions, a également pesé sur les revenus en 2024. À la rentrée 2024, près d’un enseignant sur quatre cumulait pacte enseignant et heures supplémentaires à l’année.

Mais sur le moyen terme, les syndicats soulignent une perte de pouvoir d’achat. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, rappelle que depuis 2010, les prix ont augmenté presque deux fois plus vite que les salaires des agents.

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée