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Petit-Palais : "Le retentissement national a un côté irréel" pour les familles de victimes, dit un spécialiste

REPLAY - La cérémonie d'hommage aux victimes de l'accident en Gironde a lieu mardi 27 octobre à Petit-Palais en présence de François Hollande. Que ressentent les familles ?

L'accident de Puisseguin a fait 42 morts, vendredi 23 octobre 2015
L'accident de Puisseguin a fait 42 morts, vendredi 23 octobre 2015
Crédit : AFP/J.P.Muller
Petit-Palais : "Le retentissement national a un côté irréel" pour les familles de victimes, dit un spécialiste
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La rédaction de RTL

La cérémonie d'hommage avec le président de la République est diffusée à la télévision ce mardi sur France 2 depuis la ville de Puisseguin. Est-ce une bonne chose pour les familles de victimes ? "Je pense qu'elles apprécient. Certaines familles vont y être plus sensibles que d'autres mais c'est quand même la présence du président de la République et cette cérémonie est la reconnaissance du drame vécu et l'expression de la solidarité nationale", explique Stéphane Gicquel, président de la Fédération nationale des victimes. Sa mission est de partager son expérience, de leur donner des conseils et de les rassurer.

Ces familles peuvent être en proie à un double sentiment : à la fois gênées par la présence médiatique mais en même temps le chef de l'État et tout un pays est en train de leur dire que l'on pense à eux. "Il y a quelque chose d'irréel quand vous êtes dans cette situation, poursuit Stéphane Gicquel. Le deuil est quelque chose de très intime et puis ce côté irréel du retentissement national. Vous vivez les choses et à la fois vous êtes spectateurs de ce que vous vivez."

Peut-on faire son deuil sous les caméras ?

Selon le président de la Fédération nationale des victimes, les familles sentent que derrière la présence du président de la République, il y a toute une mobilisation de moyens d'enquêtes, et notamment sur l'identification qui est la demande première de ces familles. 

Une question se pose : peut-on faire le deuil sous les caméras ? Pour Stéphane Gicquel, les familles n'en sont pas encore-là. "Je ne pense pas qu'ils en soient encore à cette phase de deuil. Leur mission première est de donner une sépulture à leurs proches. Ils ont besoin d'être ensemble. Cela forme une communauté de destins. Il y a aussi pour les victimes d'une grande catastrophe la peur de tomber dans l'oubli ou d'être abandonné. Ce sont des sentiments contradictoires."

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