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2 min de lecture
Police nationale.
Crédit : AFP
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Des policiers sont appelés à manifester ce mardi 15 septembre à Paris, notamment sur les Champs-Élysées. Des blocages sont déjà observés dans la capitale, ce matin, notamment à la gare du Nord.
À l'origine de cette mobilisation : un profond malaise dans les rangs des forces de l'ordre. Un policier parisien, qui souhaite rester anonyme, raconte exercer ce métier depuis 20 ans pour un salaire de "un peu moins de 3.000 euros par mois", dont "plus d'un tiers de prime". Il souligne aussi que ces primes "ne comptent d'ailleurs pas pour la retraite".
Pour lui, la question salariale dépasse le seul pouvoir d'achat. Elle touche aussi à la reconnaissance du métier. "La réalité, c'est que les salaires n'augmentent pas des masses. Ça n'a pas augmenté depuis quelques années à part les primes. On est là pour la population, pour les gens, pour servir. Ce n'est pas une question d'argent. Mais le travail devient de plus en plus difficile. Beaucoup de collègues ont ce mal-être. Parce que sur la voie publique, comme je vous le dis, les voyous n'hésitent pas à être violents. Vous voyez les refus d'obtempérer. On a vu des policiers en danger. C'est la réalité. C'est ce qu'on vit aujourd'hui. Augmenter [les salaires, NDLR], je pense que ce serait la moindre des choses".
Ce policier insiste sur RTL aussi sur la dimension permanente de sa mission : "Quand on est en vacances, quand on rentre à la maison, c'est tous les jours. Si on se retrouve face à une situation, on intervient. Donc c'est vrai que le métier de policier, ce n'est pas que quand on est au travail".
Pour rappel, les syndicats de police ont rencontré le ministre de l'Intérieur le 4 septembre dernier. À la sortie, ils ont fait part de leur colère, estimant que le budget 2027 de la police ne répond pas à leurs attentes.
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d'Alliance Police nationale, réclame notamment une hausse de la prime de risque, qu'il juge essentielle car elle entre dans le calcul de la retraite : "C'est une indemnité que nous touchons sur notre fiche de salaire et qui doit être augmentée parce que c'est une des seules qui compte pour la retraite. Je crois que le Premier ministre ne se rend pas compte. Il est réserviste en gendarmerie, ce Premier ministre. Il devrait connaître un peu plus les forces de l'ordre parce qu'aujourd'hui, avec une enveloppe pareille, on ne peut rien faire."
Même tonalité du côté de Grégory Joron, du syndicat Unité, qui dénonce une réforme favorable aux commissaires, au détriment des autres personnels. "L'origine c'est quoi ? C'est une réforme qui est prévue pour le corps des commissaires qui est extrêmement favorable au corps supérieur pendant que les policiers sur le terrain et les personnels administratifs, techniques et spécialisés font le job sans rien voir venir".
De son côté, l'entourage du ministre de l'Intérieur assure que le budget des forces de sécurité augmentera en 2027. Il met en avant le recrutement de 970 agents de police nationale ainsi qu'une revalorisation de la prime de nuit. En revanche, la hausse de la prime de risque réclamée par les syndicats n'est pas prévue à ce stade.
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