2 min de lecture Impression 3D

Bientôt de la peau humaine fabriquée avec des imprimantes 3D

REPLAY - Une société bordelaise se prépare à commercialiser de la peau fabriquée avec des imprimantes 3D. Fascinant !

Rémi Sulmont RTL vous en parle déjà
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Bientôt de la peau humaine fabriquée avec des imprimantes 3D Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Rémi Sulmont | Durée : | Date : La page de l'émission
Loïc Farge
Loïc Farge
Journaliste RTL

Cette peau bio-imprimée prendra forme grâce aux fameuses imprimantes 3D (encore elles !). Là on imprime avec de l'encre "biologique", c’est-à-dire des cellules. Première étape : on isole des cellules pour reconstituer l’architecture d’une peau qu’on veut copier. Cela prend quelques jours. Deuxième étape : grâce à l’imprimante 3D, on dépose ces micro-gouttelettes d’organisme par couches successives. Cela prend quelques minutes. Enfin, dernière étape : on met la peau dans un petit appareil (un "bioréacteur") pour que les cellules se multiplient.

Au bout de quelques jours, la start up bordelaise, qui a mis au point ce procédé unique au monde assisté par laser, est capable de sortir un centimètre carré de peau vivante. Ce qui est imprimé c'est du tissu humain, mais plus simple que notre peau. En fait, on arrive à fabriquer la couche la plus superficielle, l'épiderme. On n'est pas capable aujourd'hui  de reconstituer le système pileux, par exemple. Mais au train où vont les choses, ne vous en faites pas : on va bientôt aussi livrer les poils avec !

Des limites fixées par l'humain

En 2017, les fabricants de cosmétiques et les laboratoires pharmaceutiques pourront acheter ces peaux artificielles pour tester leurs produits. On pourra reproduire une peau malade pour savoir comment un médicament réagit. D'ici cinq à dix ans, il devrait être possible de faire de la peau "à la demande". Un hôpital envoie un prélèvement cellulaire d'un patient. Poietis, la start-up bordelaise, refabrique cette peau. On pourra ainsi tester avant et limiter les risque de rejet de greffe.

Est-ce qu'il y a une limite à ce qu'on va pouvoir faire ? "On ne le sait pas encore", répond avec un peu d'hésitation Fabien Guillemot, le chercheur de l'Inserm qui devenu patron de la start-up. "C'est vraiment difficile de se projeter. En tout cas, le champ des possibles est extrêmement important. On combine la biologie avec le monde du biologique", ajoute-t-il. Deux domaines où l'on fait des progrès tous les jours. En fait les limites seront éthiques. Ce sont les frontières que nous nous fixerons, pour éviter de tous finir avec une peau bionique.

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