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Écriture inclusive : Dominique Bona encourage l'Académie française à "ouvrir le débat"

L'Académicienne a confié dans les colonnes de "Libération" que l'ouverture d'un débat sur les noms des métiers et la règles des accords serait une bonne initiative de la part de l'Académie.

Dominique Bona dans sa tenue d'Académicienne le 23 octobre 2014 à Paris
Dominique Bona dans sa tenue d'Académicienne le 23 octobre 2014 à Paris Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
ArièleBonte
Arièle Bonte

"À titre personnel, je suis pour une réouverture du débat à l’Académie française sur la place du féminin dans la langue française." Dominique Bona occupe depuis 2013 le fauteuil 33 de l'Académie française. Elle fait partie des 4 femmes sur les 40 membres de l'institution. 

Alors que l'écriture inclusive fait débat dans les médias, sur les réseaux sociaux ou devant la machine à café du bureau, Dominique Bona s'est entretenue à ce sujet avec Libération dans un article paru lundi 13 novembre

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L'Académicienne a affirmé qu'elle s’alignait sur l'avis émis par ses collègues le 27 octobre : l'écriture inclusive constitue selon elles et eux un "péril mortel".

L'écrivaine française semble réduire "cette nouvelle façon d'écrire le français" au point du milieu utilisé pour inclure à la fois le masculin et le féminin des noms (exemples : "les Académicien·ne·s").

Elle explique en effet à Libération : "Cette nouvelle graphie ajoute de la complexité et du pédantisme, elle ralentit l’esprit", affirme Dominique Bona avant d'ajouter : "Les progrès de la condition féminine ne passent pas par le massacre de la langue. On se reconnaît dans le français, il n’y a pas besoin de transformer l’écriture."

Les usages ont évolué

Cependant, comme nous l'avons déjà souligné, l'écriture inclusive peut se pratiquer sans ces points du milieu qui nourrissent la polémique. Dominique Bona distingue d'ailleurs dans cet entretien la féminisation des titres et les règles d'accord, d'autres combats des partisannes et partisans de l'égalité dans la langue française.  

L'écrivaine affirme alors que "les usages ont évolué" sur ces questions et que les pratiques diffèrents d'une personne à l'autre. Exemple avec Anne Hidalgo qui se fait appeler "Madame la maire", tandis que Martine Aubry a opté pour "Madame le maire" sur les papiers officiels de sa mairie de Lille.

"Il serait bien aussi d’ouvrir le débat à l’Académie sur les noms de métiers", commente alors Dominique Bona avant d'ajouter encore dans le quotidien français : "Le masculin est prédominant dans la langue française, dans le système des accords. Je ne suis pas de celles qui veulent bouleverser les traditions mais cette règle n’a pas toujours existé, elle est même assez neuve. Pourquoi ne pas en parler, en discuter également ?". L'appel est lancé. 

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L'Académicienne a confié dans les colonnes de "Libération" que l'ouverture d'un débat sur les noms des métiers et la règles des accords serait une bonne initiative de la part de l'Académie.
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2017-11-14 13:10:00
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