Muse a époustouflé l'AccorHotels Arena de Paris

NOUS Y ÉTIONS - Avec une scène géante, des projections impressionnantes et des tubes rock, Muse a assuré le show à l'AccorHotels Arena, le 26 février. Le groupe doit encore y donner 5 concerts.

Muse a démarré le 26 février ses 6 dates à l'AccorHotels Arena de Paris
Crédit : Béranger Tillard
Muse a démarré le 26 février ses 6 dates à l'AccorHotels Arena de Paris

Pour ceux qui en doutaient encore : Muse est devenu une machine de guerre, et compte bien rafler le titre de plus grand groupe du monde à U2. Difficile de ne pas penser au groupe irlandais quand on voit la scénographie gigantesque déployée pour ce Drones World Tour, et la setlist quasi imparable proposée par Matthew Bellamy (chant, guitare), Dominic Howard (batterie) et Christopher Wolstenholme (basse), le 26 février à l'AccorHotels Arena de Paris.


À 21h30, d'étranges soldats à la tenue grise et futuriste, cachés sous des masques à lumières bleus, se déploient autour de la scène. On n'est pas loin des Stormtroopers de Star Wars. Les trois membres de Muse apparaissent, acclamés par la foule. Ce soir, l'AccorHotels Arena affiche complet. 

Une scène à 360 degrés

Depuis le HAARP Tour, Muse a habitué ses fans à des scénographies impressionnantes. Avec le Drones World Tour, un nouveau cap a été franchi : celui de la scène à 360 degrés. D'abord l'apanage de U2, le trio originaire de Teignmouth s'en est emparé non pas juste pour viser toujours plus loin, mais aussi, pour retrouver un peu plus de proximité avec son public. Muse a d'ailleurs préféré démarrer son Drones World Tour par des salles plutôt que des stades.


Le groupe joue ainsi sur une énorme scène circulaire, installée au milieu de la fosse. Deux longs podiums en partent, et se terminent chacun sur une autre scène, plus petite et surélevée. En tout, 8 micros ont été prévus, ce qui permet à Matthew Bellamy et Chris Wolstenholme de se déplacer en permanence, même pendant les chansons. Le chanteur délaisse ainsi sa guitare à plusieurs reprises (sur Starlight, Supermassive Black Hole et Resistance), pour être libre de ses mouvements et chanter aux quatre coins de la salle.

La scène principale tourne également sur elle-même, rendant le batteur Dominic Howard visible aux yeux de tous. Très peu de groupes peuvent se permettre un tel dispositif, très coûteux. Muse en fait à présent partie.

La guerre au coeur du show

Le trio avait prévu un écran LSD géant entourant le sommet de la scène, un peu comme lors d'un match de basketball. Des énormes rideaux transparents sont régulièrement déployés pour y projeter des images. Muse a choisi de rester dans la thématique de son dernier album, Dronescentré autour de la guerre et de la révolte populaire. Dominic Howard maltraite sa batterie comme s'il sonnait le départ au combat, tandis que Matthew Bellamy et Christopher Wolstenholme font pleuvoir les riffs comme des munitions. L'AccorHotels Arena tremble au son de Psycho, Reapers, Plug In Baby ou The Handler.


Pendant ce morceau, les membres de Muse n'hésitent pas à jouer d'eux-mêmes. Un jeu de faisceaux lumineux et d'images de synthèse laissent croire que Matthew Bellamy et Christopher Wolstenholme sont des marionnettes articulées par des fils, tenus par une main géante. Durant Undisclosed Desires, les trois musiciens sont plongés dans la pénombre, entourés d'un mur de rideaux sur lesquels leurs hologrammes enflammés apparaissent. 

"C'est génial d'être de retour à Bercy, enfin à l'AccorHotels Arena, berk !, glisse Bellamy avec une grimace non dissimulée. On est très content d'être à Paris, on vous aime tellement !" Le plaisir est partagé. Le public scande le refrain de Uprising, chanson qui appelle à la rébellion. Cette scène de liesse est d'autant plus impressionnante que des images d'affrontement entre manifestants et policiers sont diffusées sur les écrans géants.


Le titre The Globalist permet à la soirée de basculer. Pas facile d'assurer en live un morceau aussi compliqué, scindé en trois temps complètement différents les uns des autres. Muse tient le pari en jouant sur les visuels. Les spectateurs sont pris dans un tourbillon d'images rouges, qui laissent voir la construction d'un vaisseau. Une femme semblant sortir de Star Trek observe ensuite une ville saccagée, avant que tout ne se désintègre et monte vers l'espace. L'AccorHotels Arena est plongé dans le noir, et semble flotter au milieu de la voie lactée. 


Après le quasi-cantique Drones, les spectateurs sont à nouveau secoués par Mercy et l'incontournable Knights of Cydonia, toujours aussi efficace. On en aurait voulu encore plus. 

La setlist : 
1. Psycho
2. Dead Inside
3. Hysteria 
4. Plug In Baby 
5. The Second Law : Isolated System
6. The Handler
7. Resistance 
8. Supermassive Black Hole
9. Starlight
10. United States of Eurasia 
11. Madness 
12. Undisclosed Desires 
13. [JFK]
14. Reapers
15. Time Is Running Out 
16. Uprising 
17. The Globalist 
18. Drones 
19. Mercy 
20. Knights of Cydonia  

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NOUS Y ÉTIONS - Avec une scène géante, des projections impressionnantes et des tubes rock, Muse a assuré le show à l'AccorHotels Arena, le 26 février. Le groupe doit encore y donner 5 concerts.
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2016-02-27 02:18:08
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