Quel avenir pour les cours de religion en Alsace ?

REPLAY - Les associations laïques veulent l'abandon des cours imposés par le concordat signé par Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII en 1801.

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Quel avenir pour les cours de religion en Alsace ? Crédit Image : Maxime Villalonga Crédit Média : Adeline François Télécharger

Ce jour-là, ils sont 18 élèves de CM2 de l'école de Sélestat, très appliqués, ils complètent un texte à trous. Une scène de la vie ordinaire d'une école sauf si l'on se penche sur le texte : l'exercice porte sur les fondateurs et les symboles dans les trois religions monothéistes. Nous sommes dans un cours de religion, une heure par semaine obligatoire, pour les élèves de primaire et de collège d'Alsace et de Moselle, c'est l'un des principes du concordat signé par Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII en 1801.

Les écoles de la région sont les seules où un cours de religion reste obligatoire, mais on pourrait bien faire machine arrière. L’Observatoire de la laïcité vient en effet de proposer de faire évoluer le régime concordataire. "Quel avenir pour les cours de religion ?" s'interroge ce matin, en une, le journal L'Alsace. La classe de CM2 de l'école de Sélestat compte en réalité 30 élèves, mais 12 ont été exemptés de religion par leurs  parents, c'est possible depuis quelques années. Et de fait, les effectifs des cours de religion baissent régulièrement. 

Les associations laïques, pour lesquelles la religion n’a pas sa place à l’école calculent qu’une heure hebdomadaire dans l’emploi du temps des écoliers est perdue pour les autres enseignements. Dans l'école de Sélestat, l'enseignante qui donne le cours de religion se défend de transmettre un package de prête à croire : "Nous donnons des outils de réflexion à des adultes en devenir". Surtout, quand surgissent des questions après les attentats à Paris. "Il faut redonner des références, éviter les raccourcis."

Loi Travail : un simple report, pas un recul

Savez-vous qu'il y a un mot au théâtre qu'on n'a pas le droit de prononcer ? C'est le mot "corde". "Et bien", explique Guillaume Tabard dans le Figaro, ce matin, "il y a un mot interdit en politique : c'est le mot recul". Édouard Balladur n'a jamais reculé sur le CIP, Dominique de Villepin n'a jamais reculé sur le CPE, Manuel Valls ne recule pas sur la loi El Khomri... Il repousse.

Le scénario est invariablement le même écrit Nicolas Beytout dans l'Opinion : un projet gouvernemental déboule tout à trac, surprend ou dérange par son audace, suscite des questions ou des oppositions, et finit surchargé de contreparties, de retours en arrière qui anéantissent tout ou partie des effets envisagés. Une fois encore, la logique de l'étouffoir est en marche. La loi El Khomri va lentement s'asphyxier.

"La reculade serait cocasse si l'enjeu n'était si grave", déplore Maurice Ulrich, pour L'Humanité.  
Hervé Chabaud, de l'Union, compte "deux pas en avant, trois pas en arrière". "Le gouvernement a l'art et la manière d'afficher son réformisme en talons à aiguilles, tout en stagnant dans l'immobilisme". "Ce que Valls va devoir changer", titre les Échos. Des proches de Manuel Valls affirment au journal que le Premier ministre en est persuadé, on peut, par le dialogue, trouver un équilibre sans que le texte n'y perde de sa force. Deux points vont bouger au moins : le volet sur le compte personnel d'activité et celui sur le forfait jour dans les PME. Manuel Valls va en tout cas lui-même recevoir les partenaires sociaux. Il "allonge son temps de travail" comme le titre Libération.

L'Europe et ses désillusions

Les yeux plongés dans un gobelet de thé, Nasrat rumine ses pensées noires. "Qu'est ce que je fais ici ? On meurt à petit feu, on est traité comme des bêtes." Nasrat a pris sa décision : il va quitter la "Jungle" de Calais et retourner en Afghanistan dès que possible. Il a un papier officiel qui atteste de sa procédure d'aide au retour. Son vol est imminent. 

"Le mouvement est encore embryonnaire", explique le Figaro, ce matin "mais de plus en plus de migrants bloqués à Calais demandent à bénéficier de l'aide au retour volontaire". On observe une hausse spectaculaire des demandes depuis le début de l'année, un changement d'état d'esprit dans la "Jungle", la conviction se diffuse que le passage en Angleterre est désormais presque impossible. Amarkahn, lui, n'a pas encore entamé les démarches pour repartir, mais dans sa tête il a déjà fait une croix sur l'Europe. Il a quitté l'Afghanistan en 2006 à l'âge de 14 ans, il en a aujourd'hui 24, a passé 9 ans en Angleterre d'où il a été expulsé. Et "aujourd'hui je n'ai rien : pas d'éducation, pas de maison, pas de travail...." Il repart blessé dans son orgueil avec le sentiment qu'on ne lui a pas laissé sa chance. 

L'Amérique va -t-elle faire machine arrière sur Donald Trump?

Il est partout ce matin en une, Donald Trump fait frémir la presse française avant le "Super Tuesday" de ce soir. "Le moment Trump", en une de la Croix. "La foule hurle mais rien ne semble pourvoir terrasser la bête", écrit le Parisien-Aujourd'hui en France ce matin qui titre en une "Et si c'était lui ?", avec une analyse très intéressante du géopoliticien Dominique Moïsi : "On a sous-estimé le potentiel de Trump en ne le prenant pas au sérieux. Il joue sur trois leviers : le racisme d'abord, il est le fruit de cette Amérique qui n'a jamais accepté un président noir. Ensuite, il joue sur la colère des petits blancs appauvris par la crise de 2008 et enfin, il capitalise sur le terrorisme. Oui, il va remporter les primaires, mais pas la Maison Blanche. Il va se heurter à un plafond de verre comme le FN en France. Les Républicains modérés voteront Clinton et vous verrez, on pourrait bien assister à un 21 avril 2002 à l'américaine." Réponse le 8 novembre 2016.

Une journée mondiale du compliment

Nous sommes le 1er mars, journée la plus positive de l'année : c'est la journée mondiale du compliment. Ça existe et c'est le journal 20 minutes qui consacre une page aux supplices des éloges, parce que voilà tout le monde n'aime pas les compliments. Témoignage de Marie 25 ans : "Je ne sais jamais comment répondre, ma gêne se voit immédiatement. Si on me dit que je suis jolie, je réponds que c'est parce que je suis bien  maquillée." Qu'elle se rassure : ne pas savoir accepter des compliments, c'est un signe de bonne santé psychique, explique une psy. Ça peut être aussi un signe de lucidité, par exemple si vous félicitez le Premier ministre pour le report de la loi travail, il y a des chances pour qu'il ne vous croie pas. Tout flatteur vit aux dépens de celui qu'il écoute.

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par Adeline FrançoisJournaliste RTL
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2016-03-01 11:48:53
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