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Jihad, un prénom contraire à l'intérêt de l'enfant ?

REPLAY - Les services de l'État civil estiment que ce prénom, fortement connoté est contraire à l'intérêt de l'enfant.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Jihad, un prénom contraire à l'intérêt de l'enfant ? Crédit Image : DIDIER PALLAGES / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Begot et La rédaction numérique de RTL

À Toulouse, un officier d'état civil a effectué un signalement auprès du procureur de la République, après qu'un couple a choisi d'appeler son enfant "Jihad". Une affaire qui n'a pas manqué de faire polémique. L'information faisait encore la une de La Dépêche du Midi ce mardi 24 octobre dans la matinée alors que le procureur de la République a confirmé avoir été saisi par la mairie de Toulouse. 

Les services de l'État civil estiment que ce prénom, fortement connoté est contraire à l'intérêt de l'enfant. Mais la question est délicate, d'autant qu'il existerait 800 personnes nées entre 1976 et 2015 et prénommées Jihad en France, nous apprend le magazine L'Express, qui a rencontré l'une d'elles. "C'est mon identité", explique-t-elle, avant d'ajouter : "Quand mes parents m'ont appelée comme ça, ils ne se doutaient pas que ce prénom serait perçu un jour d'une telle façon".

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Il n'est pas judicieux de prénommer son enfant ainsi

Cofondateur du centre toulousain de la spiritualité musulmane
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Jihad rappelle qu'à l'origine, ce terme n'a aucune connotation péjorative. Le jihad est selon elle une vertu de la foi, une forme d'effort spirituel et de maîtrise de soi. Rien à voir avec la guerre sainte. Si sa mère l'a appelée ainsi, c'est parce qu'à sa naissance, elle arrivait tout juste de Tunisie. Et comme pour toute personne qui s'expatrie, l'épreuve était compliquée, l'enfant dans son ventre lui a donné la force de surmonter ces difficultés.

Avec le temps, Jihad a été détourné de son sens premier. C'est aussi l'avis d'Abderrahmane Oumachar, cofondateur du centre toulousain de la spiritualité musulmane. Mais depuis, précise-t-il, il y a eu Mohamed Merah, les attentats de Paris et de Saint-Denis, Nice... "Dans un contexte marqué par le poids des mots et des images, il n'est pas judicieux, dit-il, de prénommer son enfant ainsi". Dans le cas du petit garçon né en aout dernier en Haute-Garonne, c'est désormais au juge des affaires familiales de trancher.

Les constructifs, c'est comme une gastro

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Exclure ou ne pas exclure ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron ? La question sera posée ce mardi en marge du bureau politique des Républicains. "Le poison des exclusions", titre ce matin l'Opinion qui raconte à quel point ce feuilleton risque de plomber le parti et de perturber aussi l'élection du futur président.

Grand favori, Laurent Wauquiez en a d'ailleurs bien conscience, écrit le quotidien. Depuis des semaines, ce dernier met la pression sur les cadres du parti, à coup de SMS et de déclarations fracassantes, pas toujours de très bon gout d'ailleurs. Vous apprécierez, ou pas, celle-ci relevée ce matin dans le Figaro : "Les constructifs, dit-il, c'est comme une gastro. La purge n'est pas très agréable, mais nécessaire".

Sens commun dans le viseur

Laurent Wauquiez se trouve face à un double problème souligne l'Opinion : celui des pro-Macron, mais aussi celui de Sens commun. On en parle moins, mais la réunion de ce soir doit aussi trancher la question. Son président a fait scandale en proposant une plateforme avec Marion Maréchal Le Pen, affirmant qu"'on ne pouvait être Français sans être chrétien". Ces propos ont été condamnés, mais peut-on exclure un Premier ministre qui garde une bonne image auprès des électeurs de droite tout en conservant dans son giron un Sens commun coutumier des ambiguïtés avec le FN ?

À gauche aussi, l'heure est à la reconstruction. Et finalement, ce n'est pas Stéphane Le Foll, mais Bernard Cazeneuve qui pourrait prendre la tête du parti, selon Le Figaro. D'après le quotidien, François Hollande serait même plutôt pour. Officiellement, l'ancien Premier ministre dit en avoir fini avec la politique, mais en coulisses, il multiplie les petites attentions à l'égard de ces anciens ministres et des personnalités socialistes.

Bernard Cazeneuve à la tête du PS ?

"Lorsque j'ai terminé son livre, je lui envoyé un petit texto", raconte un ancien député socialiste. "Il m'a rappelé dans la minute et m'a demandé comment j'allais, comment je voyais les choses". Patrick Kanner, l'ancienne ministre a la même anecdote. "Il ne s'investira au PS que s'il sent qu'il fait vraiment consensus", ajoute Christian Eckert, un autre ancien ministre. "Bernard Cazeneuve aura, conclut Le Figaro, tout le loisir de mesurer sa popularité auprès des socialistes ce soir". Il dédicace en effet son livre dans la librairie préférée de François Hollande située boulevard Saint-Germain. Tout Solferino a, parait-il, été invité.
 
Le Figaro qui évoque également ce matin une autre guerre, bien moins appétissante. Celle que Paris, mais aussi plusieurs grandes villes, mènent contre les rats. Le phénomène est bien réel puisqu’on en compterait aujourd'hui entre 3,5 millions et 4,5 millions rien que dans la capitale. Pour vous donner un ordre d'idée, ça fait 1,5 à 2 rats par habitant.

Des rats et des Hommes

Des rats qui pullulent désormais dans les squares et les espaces verts. Plusieurs scientifiques se sont penchés sur ceux du parc de Chanteraines, dans les Hauts-de-Seine. Ils en ont examiné 86. La moitié d'entre eux résistent aux raticides. 88% d'entre eux abritent au moins deux parasites, des vers et des puces potentiellement responsables de maladies chez l'homme.

Encore plus inquiétants, ils ont eu un mal fou à les capturer. Les pièges alléchants contenant un mélange de cacahuètes et d'huile de sardine n'y ont rien fait. Preuve qu'il est très très compliqué de les éradiquer.

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2017-10-24 11:04:00
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