Trois militaires blessés à Nice, l'agresseur connu de la DGSI

Trois militaires ont été blessés légèrement mardi dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif. L'agresseur a été interpellé. Il avait été refoulé récemment de Turquie et entendu à son retour par la DGSI.

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Trois militaires agressés à l'arme blanche en plein centre de Nice Crédit Image : AFP Crédit Média : Julien Fautrat

Trois militaires ont été agressés au couteau en plein centre de Nice, dans les Alpes-Maritimes, vers 14 heures mardi 3 février. Ils étaient en patrouille sur la place Masséna, devant un centre communautaire juif dans le cadre du plan Vigipirate. Ils assuraient la sécurité devant un immeuble abritant le consistoire israélite de Nice, Radio Shalom et une association israélite. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. 

Un militaire est touché assez sérieusement au visage, à la pommette, un autre au bras. Ils ont été pris en charge par les services de secours sur les lieux de l'agression, avenue Jean Médecin, à côté de la place Masséna. Leur pronostic vital n'est pas engagé

L'agresseur refoulé de Turquie la semaine dernière

L'agresseur a été interpellé grâce à l'intervention de deux agents du tramway qui passaient à proximité et d'un autre homme. L'assaillant aurait indiqué s'appeler Moussa Coulibaly, sans qu'un lien avec le terroriste tué lors de la prise d'otages de l'épicerie casher à Paris début janvier n'ait été établi. Il avait deux couteaux sur lui, mais n'en a utilisé apparemment qu'un seul, a précisé le premier adjoint de Christian Estrosi à la mairie de Nice. Ses motivations sont pour l'heure inconnues. 

Selon une source proche de l'enquête, il avait été refoulé par les autorités turques la semaine dernière. Il avait été entendu à son retour par la DGSI. "Cet homme avait attiré l'attention de la Police aux Frontières à Ajaccio le 28 janvier car il avait pris un aller simple pour la Turquie. il a donc été signalé sans délai par la DGSI aux autorités turques qui l'ont refoulé", a expliqué cette source. "À son retour, il a été entendu par la DGSI mais son entretien administratif n'a pas permis de recueillir des informations suffisantes pour judiciariser son dossier". Un débriefing, qui n'est pas une garde à vue, auquel avait déjà été soumis Mohamed Merah à son retour d'Afghanistan.

Âgé d'une trentaine d'années et originaire de la région parisienne, l'homme est très défavorablement connu des services de police, ont déclaré dans un communiqué commun les ministres de l'Intérieur et de la Défense. Selon une source proche du dossier, il est connu pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et vols aggravés. "Une deuxième personne a été interpellée et des vérifications sont en cours", a indiqué une source. Selon une autre source proche de l'enquête, l'agresseur des militaires aurait été vu avec ce deuxième individu avant les faits, mais pas au moment de l'acte

Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête

Le maire UMP de Nice Christian Estrosi a fermement dénoncé sur Twitter "l'agression violente" contre les militaires et demander "des sanctions très lourdes contre la personne interpellée". Il demande au gouvernement "que les militaires présents et dont le départ était programmé à Nice restent pour renforcer notre sécurité".

François Hollande a condamné un "acte criminel" et assuré que "toute la lumière sera faite sur les motivations et les circonstances de cet acte criminel". Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sont attendus à Nice dans la soirée.

Quelque 10.500 militaires ont été déployés, dont 5.800 en Ile-de-France, sur des sites sensibles, notamment les lieux de culte juifs et musulmans, devant des établissements scolaires ou les entreprises de presse, dans le cadre  du plan Vigipirate, renforcé après les attentats commis en début d'année à Paris.

Perquisitions à Mantes-la-Jolie au domicile de l'auteur présumé

La police a perquisitionné mardi soir à Mantes-la-Jolie (Yvelines), au domicile de Moussa Coulibaly, l'auteur présumé de l'attaque au couteau, a-t-on appris de source proche du dossier. 

Les perquisitions ont commence à 20 heures, dans un immeuble de huit étages du Val-Fourré, un quartier sensible de Mantes-la-Jolie, ont constaté des journalistes de l'AFP. Une quinzaine de policiers, en civil et en tenue, dont certains portaient des flash balls, se tenaient aux abords de l'immeuble. 

La mère et une sœur, en pleurs, ainsi qu'un frère de Moussa Coulibaly ont été emmenés par des policiers, vraisemblablement pour être entendus, selon les journalistes de l'AFP.

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Trois militaires blessés à Nice, l'agresseur connu de la DGSI
Trois militaires blessés à Nice, l'agresseur connu de la DGSI
Trois militaires ont été blessés légèrement mardi dans le centre de Nice, alors qu'ils étaient en faction devant un centre communautaire juif. L'agresseur a été interpellé. Il avait été refoulé récemment de Turquie et entendu à son retour par la DGSI.
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2015-02-03 14:58:00
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