Abattoir du Vigan : "Quand on voit ces images, on ne peut qu'être choqué", estime Aurélia Greff

REPLAY / INVITÉS RTL - La responsable campagne de l'association CIWF estime que la surveillance reste le problème majeur. Elle encourage à renforcer la procédure d'inspection au sein des abattoirs.

Des cochons de lait au salon de l'Agriculture à Paris
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Des cochons de lait au salon de l'Agriculture à Paris

Les extraits d'image de l'association L214 continuent de faire débat. Mardi 23 février, une vidéo est publiée et choque l'opinion publique pendant plus de 4 minutes, montrant la maltraitance d'animaux dans un abattoir du Vigan. Des images insoutenables qui ne semblent pas surprendre Aurélia Greff, responsable campagne à l'association CIWF. "Surprise, pas tant que ça", déclare-t-elle. En septembre 2015, un rapport de l'Office alimentaire et vétérinaire signalait "d'importants manquements à la législation sur la protection des animaux lors de l'abattage". 

L'Hexagone héberge actuellement 263 abattoirs. Avec de telles révélations, la population française s'inquiète de savoir ce qui peut se passer dans les 262 autres. Marc Pagès, directeur général de l'Interbev, l'association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, condamnent totalement ces images. Il explique que le problème s'étend sur trois niveaux : "l'individu lui-même, l'encadrement et l'absence du vétérinaire", dont le rôle est de surveiller l'état et le traitement de l'animal. Selon le directeur général, toute personne présente doit être "correctement formée ou doit être sortie du système". 

Ce sont les services de l'État qui doivent garantir le respect de ces règles

Marc Pagès, directeur général de l'Interbev

Il ajoute qu'aucune règle ne doit être ajoutée. "Les règles y sont, au niveau européen et français", déclare-t-il. "Ce sont des règles officielles qui doivent être sous le contrôle de l'État". Aurélia Greff souligne que cet incident est loin d'être le premier. "Le même rapport de l'Office alimentaire et vétérinaire disait que ni en 2013, ni en 2014, ni en 2015, malgré toutes les infractions qui ont été relevées, aucune sanction n'a été prise". La jeune femme dénonce un pays qui depuis trop longtemps ferme les yeux. Elle réclame des sanctions pénales "dissuasives" ainsi qu'un renforcement urgent des procédures d'inspection. Aurélia Greff propose même l'installation de vidéos surveillance. Marc Pagès ne s'y oppose pas, tant que l'État en a le contrôle. 

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par Yves CalviJournaliste RTL
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2016-02-24 11:01:19
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