1 min de lecture Terrorisme

Salah Abdeslam : "On ne veut pas qu'il meure en prison", justifie Gérard Collomb

LE GRAND JURY - Le ministre de l'Intérieur approuve l'allègement des conditions de détention de Salah Abdeslam. Il craint une dégradation de sa santé mentale et veut l'amener jusqu'au procès.

Benjamin Sportouch Le Grand Jury Benjamin Sportouch
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Télécharger Gérard Collomb était l'invité du Grand Jury Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : Benjamin Sportouch | Durée : | Date : La page de l'émission
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini

"On veut qu'il puisse témoigner à son procès et donc que d'ici son procès, il ne meure pas en prison". Ce sont les mots du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI du dimanche 17 septembre, après l'annonce de l'assouplissement des conditions de détention drastiques de Salah Abdeslam, seul membre vivant des commandos du 13 novembre. Le Belge de 28 ans, incarcéré depuis avril 2016 à l'isolement dans la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, a engendré "des craintes liées à sa santé", a confirmé la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

Une décision que semble valider le ministre de l'Intérieur qui assure dans cette affaire : "L'amener dans un état qui lui permette de témoigner est tout à fait essentiel". Gérard Collomb met en exergue la difficulté de de ses conditions de détention. "Il a des mesures qui sont d'un extrême dureté parce qu'effectivement, on le surveille 24 heures sur 24. Il avait des fenêtres vitrées", détaille-t-il.

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À l'instar de l'administration pénitentiaire, le ministre de l'Intérieur explique que "l'état psychologique [de Salah Abdeslam] est en train de se détériorer. Face aux détracteurs, Gérard Collomb fait savoir qu'il ne veut pas "quelqu'un qui puisse jouer la folie devant ses victimes. On veut qu'il puisse les regarder et qu'elles elles puissent le regarder et lui dire que c'est un monstre, que ce qu'il a fait, c'était monstrueux. Moi je pense que ceux dont on doit s'occuper en priorité, c'est d'abord évidemment les victimes dans ce genre de problématique." 

Salah Abdeslam étant quelqu'un de vulnérable, il pourrait donc subir facilement une décompensation déclenchée par ses conditions d'incarcération. L'isolement présente des risques pour quelqu'un de fragile et peut également accentuer sa radicalité. "Je crois que l'amener dans un état qui lui permette de témoigner est tout à fait essentiel". 

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LE GRAND JURY - Le ministre de l'Intérieur approuve l'allègement des conditions de détention de Salah Abdeslam. Il craint une dégradation de sa santé mentale et veut l'amener jusqu'au procès.
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2017-09-17 15:01:20
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