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"La fracture des élites est encore plus marquée en France", prévient Alain Duhamel

ÉDITO - Alain Duhamel analyse la colère des électeurs américains qui a conduit Donald Trump à la Maison blanche.

Alain Duhamel

Crédit : Damien Rigondeaud

Alain Duhamel & La rédaction numérique de RTL

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Méprisé par ses rivaux lors de la primaire du parti Républicain, donné perdant dans les derniers sondages publics ayant précédé le scrutin du 8 novembre, Donald Trump a remporté à la surprise générale l’élection présidentielle américaine. De très nombreux observateurs attribuent la victoire écrasante du candidat du parti républicain à un rejet des élites qu’Hillary Clinton a incarné aux yeux des électeurs américains.

Ce mouvement de contestation de l’establishment "n’est pas une nouveauté", pour Alain Duhamel, "parce qu’il y a une tradition populiste [aux États-Unis], mais cette fois-ci ça a compté beaucoup plus que d’habitude". "Ce qui est nouveau, c’est d’abord Hillary Clinton qui a concentré sur elle tout ce que les américains reprochent à leurs élites", poursuit l’analyste de RTL. 

La France est loin d’être épargnée selon Alain Duhamel, pour qui la remise en cause des élites y "est encore plus violente qu’aux États-Unis". "La classe politique et médiatique est extrêmement discréditée, les dirigeants économiques, les symboles du Cac 40 sont impopulaires, les Français n’aiment pas leurs élites", constate-t-il. Cette électeurs français explique d’ailleurs la "concurrence de ceux qui essayent d’utiliser cette fracture entre les élites et le peuple", pour Alain Duhamel, qui cite notamment Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Nicolas Sarkozy.

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