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Emmanuel Macron
Crédit : SIPA
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Emmanuel Macron était l'invité de L'Émission politique jeudi 6 avril au soir sur France 2. Après un débat à onze peu convaincant, on a l'impression que son statut de favori est remis en question. On ignore s'il a réussi à dissiper tous les doutes, mais il a une agilité qui lui permet de retomber sur ses pattes. Il y a quelque chose d'insaisissable chez le candidat d'"En Marche !", quelque chose qui n'est pas palpable.
Un ministre confiait récemment : "Moi ce qui me gêne chez Macron, c'est qu'il essaie d'écrire une trop belle histoire par rapport à la réalité". Macron, dit-il, "c'est Mario et le Magicien, cette nouvelle de Thomas Mann dans laquelle le magicien est surtout un hypnotiseur qui raconte de belles histoires qui ne sont pas dans le réel". C'est cruel, mais cela reflète l'incertitude qui règne autour de la personnalité d'Emmanuel Macron.
L'ombre d'un doute que l'on voit, par exemple, du côté des membres du gouvernement. On attend savoir s'il sera en mesure de gagner. On ne sait pas. Ils ont en tête le cas de Lionel Jospin en 2002. Jospin, à la même époque, était qualifié pour le second tour dans les sondages. L'ombre d'un doute aussi sur sa capacité à former une majorité.
Il y a l'ombre d'un doute également sur son programme économique. Les dépenses seraient-elles en train de peser plus lourd que les économies ? Le service militaire, même sur un mois, ça coûte cher. Comme la suppression de la taxe d'habitation. Il y a les patrons qui ont des doutes. Ils l'ont dit : Fillon c'est précis, Macron pas tout à fait.
On voit bien que dans l'électorat d'Emmanuel Macron, le vote par défaut est plus important que le vote d'adhésion (52% contre 48%). C'est ce qui explique qu'il est celui dont l'électorat est le moins consolidé, par rapport à François Fillon ou Marine Le Pen. Macron a encore une partie de son électorat qui hésite, qui doute. Il y a quelque chose à son sujet comme "Macron peut gagner, mais ce n'est pas sûr", "Macron peut gagner, mais on ne voit pas bien quel type de président il sera". C'est la rançon du "et de droite et de gauche".
Mais c'est aussi le grand paradoxe. Les Français aiment bien la cohabitation. Ils aiment bien l'idée que "les gens de bonnes volontés" puissent travailler ensemble, qu'ils soient de droite ou de gauche. Emmanuel Macron répond à cela : pas sectaire, pragmatique, et en plus il est nouveau et jeune. Au fond, il coche toutes les cases. Trop de cases peut-être. Vous savez bien qu'en France, le problème est que l'on aime bien mettre chacun dans une case. C'est à la fois sa force et sa fragilité.
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