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Parlement européen : Marine Le Pen convaincue de former un groupe sous peu

La présidente du FN, qui n'est pas parvenue à constituer un groupe d'extrême-droite au sein du Parlement européen, espère renverser la donne d'ici la fin de l'année.

Marine Le Pen lors d'une conférence de presse des partis d'extrême-droite au Parlement européen, le 28 mai 2014 à Strasbourg

Crédit : AFP / JOHN THYS

La rédaction numérique de RTL & AFP

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D'ici la fin 2014, c'est l'objectif que s'est fixé Marine Le Pen pour parvenir à former un groupe eurosceptique au sein du Parlement européen. La présidente du Front national estime que son échec dans la constitution d'une formation d'extrême-droite à Strasbourg n'est que temporaire.

"Ca changera !", a lancé la patronne du FN ce mercredi 25 juin sur France Info. "On peut constituer un groupe tout au long du mandat", c'est-à-dire durant cinq ans, a rappelé l'eurodéputée. "Nous en sommes à six nationalités. Ce n'est donc pas un échec, c'est un contretemps."

La formation d'un groupe au Parlement européen nécessite l'accord de 25 élus de 7 nationalités différentes.

Ce n'est donc pas un échec, c'est un contretemps

Marine Le Pen

Désaccord avec l'extrême-droite polonaise

Les élus du Front national ont refusé de s'allier avec le parti polonais KNP, à cause des propos tenus par son président, le monarchiste et ultra-libéral Janusz Korwin-Mikke, 72 ans. Durant la campagne des européennes, le Polonais avait estimé que "probablement, le Führer du IIIe Reich n'était pas au courant de l'extermination des Juifs".

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Pour autant, le patron du KNP, a rejeté cette version, ce mercredi sur France Culture. D'après lui, les discussions ont duré "un mois". Et il a pointé du doigt le rôle du numéro deux du FN, Florian Philippot : "Jusqu'ici on a discuté avec Mme Le Pen (...) Le problème n'est pas avec elle je pense, il est avec M. Philippot, qui a dit ouvertement qu'il ne voulait pas que le FN s'allie avec nous".

700 députés à contacter

Reste à savoir avec qui Marine Le Pen va désormais tenter de s'allier. L'élu bulgare du VMRO sur lequel elle comptait a décidé de rejoindre le groupe eurosceptique de l'ECR, emmené par les conservateurs britanniques.

"On n'a pas contacté les plus de 700 députés du Parlement européen. On a quelques idées et quelques pistes", assure Bruno Gollnisch.

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