1 min de lecture Présidentielle 2017

"Le Pen, je dis non", estime l'ancien secrétaire de Jean Moulin

Un des derniers compagnons de la Libération a manifesté son opposition à la présidente du Front national dans le JDD le 30 avril.

Daniel Bouyjou-Cordier à Paris le 6 mai 2010.
Daniel Bouyjou-Cordier à Paris le 6 mai 2010. Crédit : BALTEL/SIPA
109117333772423871640
Geoffroy Lang

"Quand j'imagine Marine Le Pen représenter la France, quand je réalise le risque qu'elle soit élue, je trouve cela monstrueux. Le Pen, je dis non", a lancé l'ancien secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier, dans une interview au Journal du dimanche paru le 30 avril. "Le Pen, dans la vie politique française, représente la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Le Pen, c'est la France de la réaction, c'est la France de Maurras qui continue. Ce retour est effrayant", poursuit celui qui est parti à Londres en 1940, alors qu'il n'avait "pas vingt ans", pour entrer dans la Résistance.

Âgé de 96 ans, l'ancien secrétaire de Jean Moulin s'exprimait pour la "première fois" dans le débat politique. Militant dès l'âge de 17 ans à l'Action française, Daniel Cordier s'était opposé à l'armistice et avait embarqué le 21 juin 1940 à Bayonne pour arriver à Londres. Anti-gaulliste après guerre, il est devenu un homme de gauche et a "toujours voté à gauche, même communiste, une seule fois, contre De Gaulle!", explique-t-il. "J'avais voté Hollande en 2012 et je trouve le résultat décevant".

À lire aussi
Henri Guaino, candidat dissident Les Républicains, a été battu à Paris le 11 juin 2017 Front national
Présidentielle 2017 : Guaino aurait livré des éléments de langage au FN pour le débat

Convaincu pas Macron lors de la passe d'armes à Whirlpool

Celui qui est désormais l'un des 11 derniers compagnons de la Libération encore en vie appelle "sans hésitation et sans aucune réserve" à voter pour Emmanuel Macron. "Macron a beaucoup de présence. Quand il est allé visiter l'usine Whirlpool dans une ambiance hostile, il s'est battu. Il a été mieux que je ne l'aurais imaginé". 

Interrogé sur les allusions au gaullisme dans les discours de Marine Le Pen et de son nouvel allié Nicolas Dupont-Aignan, l'ancien secrétaire de Jean Moulin considère que ce sont des "mots creux" : "Quand je les entends revendiquer cet héritage, je le ressens comme une imposture".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Resistance Marine Le Pen
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7788344310
"Le Pen, je dis non", estime l'ancien secrétaire de Jean Moulin
"Le Pen, je dis non", estime l'ancien secrétaire de Jean Moulin
Un des derniers compagnons de la Libération a manifesté son opposition à la présidente du Front national dans le JDD le 30 avril.
http://www.rtl.fr/actu/politique/le-pen-je-dis-non-estime-l-ancien-secretaire-de-jean-moulin-7788344310
2017-04-30 06:02:03
http://media.rtl.fr/cache/5FzpN_D9wLyNNZvZCwXLyg/330v220-2/online/image/2017/0430/7788344312_daniel-bouyjou-cordier-a-paris-le-6-mai-2010.jpg