3 min de lecture François Hollande

11 novembre : David van Hemelryck, l'homme derrière la banderole "Hollande démission"

PORTRAIT - Le pilote de l'avion qui a fait planer une banderole "Hollande démission" au-dessus du site du mémorial de Notre-Dame-de-Lorette est un opposant farouche de François Hollande, habitué des actions spectaculaires.

Un avion de tourisme déroulant une banderole "www.Hollande-desmission.fr" a survolé mardi le mémorial de Notre-Dame-de-Lorette
Un avion de tourisme déroulant une banderole "www.Hollande-desmission.fr" a survolé mardi le mémorial de Notre-Dame-de-Lorette Crédit : AFP
BenjaminHuepro
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Il a récidivé. Un avion tirant une banderole sur laquelle il était inscrit "www.Hollande-demission.fr" a survolé le site du mémorial de Notre-Dame-de-Lorette que le chef de l'État doit inaugurer ce mardi 11 novembre dans le cadre des cérémonies du 11 novembre. À son bord, David van Hemelryck a rapidement revendiqué cet acte sur son compte Twitter.

>
11 novembre : une banderole "Hollande démission" déployée dans le ciel de Notre-Dame-de-Lorette Durée : |

"Hollande n'est soutenu que par 13% des Français et il joue à toujours conserver les pleins pouvoirs alors que l'esprit de la Ve République veut que le Président gouverne avec le soutien du peuple. Hollande gouverne contre le peuple", s'est-il justifié aussitôt après son happening. Un discours anti-Hollande bien rôdé qu'il avait déjà pu déclamer à l'envi, il y a un an tout pile.

À lire aussi
François Hollande quitte l'Élysée, le 14 mai 2017 François Hollande
François Hollande : "Les journalistes me regretteront"

David van Hemelryck est l'organisateur de l'action qui a perturbé les cérémonies du 11 novembre 2013 quand 80 militants coiffés de bonnets rouges - symbole de la contestation en Bretagne de l'écotaxe - avaient copieusement sifflé le chef de l'État lors de son passage sur les Champs-Élysée. Un coup d'éclat pour lequel il sera jugé le 1er décembre et qui l'a érigé en héros de la contestation anti-Hollande.

Il s'engage lors du mariage pour tous

À 34 ans, ce polytechnicien de formation a quasiment tout plaqué pour servir sa seule revendication : la démission du Président. Sa naissance au militantisme remonte au début de l'année 2013. Séduit par le succès des manifestations contre le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, il décide de se joindre au rassemblement du 24 mars. Il en sortira écœuré par les débordements et les heurts avec les forces de l'ordre. Il créé alors le site prisonnierpolitique.fr pour dénoncer les violences policières.

Après la Manif pour tous, ce catholique pratiquant poursuit son engagement contre la loi Taubira. Il enchaîne avec un sit-in spectaculaire devant le Sénat, le "camping pour tous" pendant les débats sur le texte de loi. Une action qui se solde par 67 gardes à vue. Il dénonce alors "des arrestations arbitraires" sur les réseaux sociaux. Apolitique, son discours reçoit un écho favorable dans la plupart des groupes d'opposition au Président. Mais il refuse d'être associé au Printemps Français - l'émanation radicale des opposants au mariage pour tous. "Dites à la presse que je ne suis pas d'extrême-droite", clamait-il sur Twitter lors de sa garde à vue il y a un an. 

Il réclame un référendum pour destituer le Président

L'épisode "mariage pour tous" terminé, son action ne va plus viser qu'une cible : François Hollande. Il investit toutes ses économies - entre 35.000 et 45.000 euros - dans son nouveau combat. Il organise des actions militantes de plus grande ampleur. Le 14 juillet dernier, il distribue une centaine de sifflets pour chahuter François Hollande lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées. Tout le long de l'été, il fait la tournée des plages de la côte Atlantique à bord de son ULM pour déployer dans le ciel une banderole "Hollande-démission". Un happening spectaculaire qui lui vaut de braquer un peu plus les projecteurs médiatiques sur son action.

Son credo : réclamer la mise en place d'un référendum pour demander au peuple s'il souhaite la destitution du Président. S'il n'a pas encore réussi à faire de son site Hollande-démission une association - ses statuts ont été rejetés en préfecture -, il estime que son collectif peut mobiliser une centaine d'adhérents actifs et forme des militants pour monter des antennes locales, indique France TV Info. Sans compter les réseaux sociaux où son compte Facebook compte près de 40.000 likes et son compte Twitter plus de 10.600 followers. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
François Hollande Première guerre mondiale Commémoration
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7775284473
11 novembre : David van Hemelryck, l'homme derrière la banderole "Hollande démission"
11 novembre : David van Hemelryck, l'homme derrière la banderole "Hollande démission"
PORTRAIT - Le pilote de l'avion qui a fait planer une banderole "Hollande démission" au-dessus du site du mémorial de Notre-Dame-de-Lorette est un opposant farouche de François Hollande, habitué des actions spectaculaires.
http://www.rtl.fr/actu/politique/11-novembre-david-van-hemelryck-l-homme-de-la-banderole-hollande-demission-7775284473
2014-11-11 18:13:00
http://media.rtl.fr/cache/OSWWUMrpid66kGcfeW619Q/330v220-2/online/image/2014/1111/7775284582_un-avion-de-tourisme-deroulant-une-banderole-www-hollande-desmission-fr-a-survole-mardi-le-memorial-de-notre-dame-de-lorette.jpg