Ligue 1 : pourquoi cette saison 2015-2016 est passionnante

DÉCRYPTAGE - Malgré l'ultra-domination du PSG, le championnat de France de première division ne manque pas d'intérêts. Explications.

La rencontre entre Marseille et Monaco s'était terminée sur le score de 3-3 le 29 novembre 2015
Crédit : AFP/B.Langlois
La rencontre entre Marseille et Monaco s'était terminée sur le score de 3-3 le 29 novembre 2015

Oui, le titre de champion de France est déjà joué. Avec 24 points d'avance sur son premier poursuivant, Monaco, le PSG ne sera, sauf improbable scénario, ni menacé ni rattrapé et pourrait même être sacré dès la fin mars. Oui, Troyes a déjà un pied et quatre orteils en Ligue 2 avec seulement 11 point pris en 25 journées et 16 de retard sur le premier non relégable. Oui, Monaco a creusé un premier écart significatif pour décrocher la 2e place, directement qualificative pour la prochaine phase de poules de la Ligue des champions. Oui, à l'autre bout du classement, Toulouse semble bien parti pour accompagner l'Estac dans la charrette.

Mais non, cette saison 2015-2016 de Ligue 1 ne manque ni d'intérêt, ni de spectacle. Au contraire, week-end après week-end, journée après journée, le suspense s'intensifie. 

Dix points entre le 3e et le 16e

24 points d'écart entre le leader et son dauphin : c'est autant qu'entre le 2e et le 19e. Entre ses deux extrémités, le championnat est dense comme rarement. Le 3e (Nice) et le 11e (Bordeaux) ne sont séparés que par six unités, soit deux victoires. Le 16e (Reims) n'est pas beaucoup plus loin du podium : dix longueurs. 

Ainsi, chaque week-end, il est possible de réaliser un bond spectaculaire (en avant ou en arrière) au classement. 11e avant la 24e journée, Lyon est ainsi passé à la 6e place grâce à deux succès contre Bordeaux et Angers. Dans le même temps, Saint-Étienne a gagné quatre rangs (du 8e au 4e), les Girondins en ont perdu autant (du 7e au 11e), Rennes trois (de la 6e à la 9e).

Lors d'un match, chaque but marqué (ou concédé) a une influence directe sur le classement et peut faire gagner (ou perdre) une ou plusieurs places, au nombre de points ou à la différence de buts. Qu'il s'agisse de la lutte pour les places européennes ou de la descente en Ligue 2, de nombreuses équipes sont à la lutte. Impossible d'imaginer qui en sortira vainqueur ou perdant.

Incertitude et surprises

Cette densité s'explique notamment par la difficulté quasi-générale à enchaîner. Le PSG et Troyes mis à part, tout le monde semble capable de battre tout le monde, et de tomber à son tour. Ce qui renforce l'incertitude et les surprises. Angers, alors 5e, donne la leçon (3-0) à Monaco (2e) lors de la 23e journée. Trois jours plus tard, le SCO chute sur la pelouse de Reims (2-1), premier relégable. Autre exemple : Lyon (9e) chute à Bastia (15e) avant d'infliger un 3-0 à Bordeaux puis Angers.

Rennes et Marseille, eux, cultivent le même paradoxe. En grande difficulté à domicile (17e et 18e), ils sont efficaces à l'extérieur (3e et 4e). L'OM n'a gagné que deux matches au Vélodrome, le dernier le 13 septembre. Mais l'équipe de Michel est invaincue loin de son stade depuis le 4 octobre (défaite à Paris). Les deux clubs partagent un autre point commun, qui sera une autre curiosité de la fin de saison : les retours attendus d'Abou Diaby et Yoann Gourcuff.

Seulement trois 0-0 en 2016

Décrié pour son supposé manque de spectacle, la Ligue 1 n'a proposé que trois 0-0 en 2016 (en six journées, soit 60 matches). Il s'agit de Marseille-Guingamp (20e journée), Toulouse-Nantes et Ajaccio-Guingamp (25e). Depuis le début de la saison, il y en a eu 21 (sur 250 matches). 55 rencontres se sont à l'inverse conclues avec quatre buts ou plus au tableau d'affichage. Au total, 601 buts ont été marqués, soit une moyenne de 2,4 par match.

Jusqu'où ira le PSG ?

S'il est vrai que l'issue des matches du PSG manque de suspense (22 victoires, trois nuls), la saison des hommes de Laurent Blanc ne peut laisser les amateurs de ballon rond et/ou de records insensibles. Termineront-ils les 38 matches de la saison invaincus, ce qui n'a jamais été fait en France (le Nantes de 1994-1995 s'était arrêté à 32) ? Si ce n'est pas le cas, qui seront les premiers à les faire tomber ?

Autres interrogations des passionnés de Ligue 1 pour cette fin de saison : les Parisiens feront-ils mieux que les Marseillais de 1991-1992 et leurs 21 buts concédés (12 à l'heure actuelle) ? Zlatan Ibrahimovic battra-t-il le record de buts sur une saison établi par Josip Skoblar en 1970-1971 avec l'OM (le Suédois en est à 21) ? Paris franchira-t-il la barre symbolique des 100 buts (63 en 25 matches) ? Le record en la matière appartient à une autre équipe parisienne, le RC Paris : 118, lors de la saison 1959-1960.

L1-26 journée : programme et classement

Vendredi 12 février :
20h30 : Rennes - Angers

Samedi 13 février :
17h00 : PSG - Lille
20h00 : Nantes - Lorient
Guingamp - Bordeaux
Reims - Bastia
Ajaccio - Troyes
Montpellier - Toulouse

Dimanche 14 février :
14h00 : Lyon - Caen
17h00 : Saint-Étienne - Monaco
21h00 : Nice - Marseille

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2016-02-13 10:00:00
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