1 min de lecture Justice

Vaucluse : l'ex-responsable d'une mosquée jugé pour proxénétisme

Un ancien responsable de la mosquée d'Orange et trois de ses fils sont jugés pour proxénétisme, en lien avec une filière d'immigration clandestine.

Jamel Leulmi, le séducteur de l'Essonne est jugé à partir de ce lundi 28 avril pour assassinat et escroquerie à Evry. (image d'illustration)
Jamel Leulmi, le séducteur de l'Essonne est jugé à partir de ce lundi 28 avril pour assassinat et escroquerie à Evry. (image d'illustration) Crédit : AFP / Franck Fife
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le tribunal correctionnel de Carpentras juge depuis ce jeudi 17 avril un ancien responsable de la mosquée d'Orange (Vaucluse), trois de ses fils et une femme pour avoir organisé un réseau de proxénétisme adossé à une filière d'immigration clandestine depuis le Maroc entre 2007 et 2009.

A la barre du tribunal, tous les prévenus ont contesté vigoureusement les faits qui leur sont reprochés. "Il n'y a que des mensonges", a regretté le patriarche, Abdelslam Bahiad, âgé de 58 ans.

Les prévenus nient farouchement

Il était, depuis 1985, président de l'association "Lumière de Dieu", chargée de la gestion de la principale mosquée d'Orange lorsqu'il a été mis en examen et incarcéré en juin 2009 pour proxénétisme aggravé, non justification de ressources, blanchiment d'argent et aide au séjour irrégulier.

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Les délits de proxénétisme aggravé, non justification de ressources et blanchiment d'argent ont été retenus contre les trois frères, Niki, Omar et Abdelghafour, âgés aujourd'hui de 30 à 37 ans. Une femme, Drissia El Bouchti, âgée de 47 ans, suspectée d'être une "rabatteuse", est poursuivie pour proxénétisme, non justification de ressources et aide au séjour irrégulier.

Des Marocaines clandestines contraintes à la prostitution

Les prévenus sont soupçonnés d'avoir fait entrer illégalement en France sept jeunes filles Marocaines en contrepartie d'un versement de plusieurs milliers d'euros. Les immigrées clandestines, qui comptaient obtenir leur régularisation, étaient ensuite contraintes à la prostitution pour rembourser leurs dettes.

Les clients étaient abordés dans le bar tenu par la famille Bahiad à Orange et les relations sexuelles tarifées se déroulaient dans les nombreux appartements que le père possédait dans la ville.

L'enquête de la police judiciaire d'Avignon n'a retenu que sept victimes entre 2007 et 2009, mais le réseau aurait été actif depuis plus longtemps. "Ce système fonctionnait de manière efficace, rémunératrice et ancienne", a résumé le président Michel Célarès au début de l'instruction.

Les réquisitions sont prévues en fin de journée.

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2014-04-17 11:33:05
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