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Grippe : "La surmortalité annoncée n'est pas une fatalité", dit un virologue

REPLAY - La grippe frappe fort cette année en France. On estime à 20% la surmortalité par rapport à l'an dernier. Pouvions-nous le prévenir ? Les réponses et les conseils du professeur Bruno Lina.

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Télécharger Grippe : "La surmortalité annoncée n'est pas une fatalité", dit un virologue Crédit Image : MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date :
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Yves Calvi et Loïc Farge

La grippe saisonnière a déjà touché en France métropolitaine 1,5 million de personnes depuis le début de l'épidémie. Cette année, le nombre de morts doit augmenter de 20%. Un chiffre qui peut paraître effrayant.

"C'est une histoire de mathématiques simple", explique Bruno Lina, professeur de virologie et responsable du centre national de référence sur la grippe basé à Lyon. "On sait que l'on va avoir affaire à une épidémie de taille importante (...) Ensuite, les virus qui circulent ont des capacités d'épidémie importante", poursuit-il.

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"Si vous avez une grosse épidémie, le pourcentage relativement stable de personnes qui décèdent de la grippe va entraîner un nombre de morts un peu plus importants", dit-il.

Le vaccin reste efficace parce qu'il y a d'autres virus qui n'ont pas muté

Bruno Lina, professeur de virologie
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"Une partie des virus qui circulent ont muté par rapport à ceux qui sont dans le vaccin. Le vaccin perd donc de l'efficacité vis-à-vis de ces virus mutants", précise Bruno Lina. "Le vaccin reste efficace parce qu'il y a d'autres virus qui n'ont pas muté et pour lesquels le vaccin est encore efficace", ajoute-t-il. "Il a ce qu'on appelle une meilleure capacité de diffusion et de transmission. C'est pour ça qu'il y a plus de cas".

Le médecin explique que le vaccin reste "le pilier" de la lutte contre la grippe. "De temps en temps, comme c'est le cas cette année, il est pris en défaut parce qu'il y a un virus qui émerge après que la composition vaccinale a été faite. Dans ces conditions, il faut se rabattre sur des mesures simples d'hygiène et s'appuyer sur les outils complémentaires pour traiter les infectés, donc prendre des antiviraux".

Il est trop tard maintenant pour une vaccination. "Il faut quinze jours pour que l'immunité s'installe. Il reste en gros quatre semaines d'épidémie", indique Bruno Lina. "Il est plus important de mettre en place des mesures d'hygiène, de se protéger en évitant les malades, afin que les malades évitent d'aller au contact des fragiles et de se laver les mains régulièrement".

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2015-02-13 08:27:00
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