Grève de la RATP : "Il y a un phénomène de répression syndicale", dénonce un représentant de la CGT

REPLAY - La CGT de la RATP participe au mouvement de grève qui aura lieu jeudi 4 février suite à la condamnation des ex-salariés de Goodyear. Les syndicalistes protestent contre ce qu'ils considèrent être une entrave à leurs droits fondamentaux.

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Mohammed Oussedik CGT Crédit Image : AFP Crédit Média : Vincent Parizot,Christelle Rebière Télécharger

Après la condamnation à 9 mois de prison ferme des huit ex-salariés de Goodyear pour avoir séquestré leurs patrons lors d'une réunion, la CGT a lancé un appel à la mobilisation générale. En réponse, les lignes A et B du RER seront perturbées jeudi 4 février puisque la direction de la RATP prévoit pour le moment d'assurer une rame sur deux pour les quelque 2 millions de voyageurs qui empruntent chaque jour ces lignes. 

Invité de RTL Midi, Mohammed Oussedik, membre de la direction confédérale de la CGT, explique les raisons de la colère. "Nous sommes dans une démocratie où la liberté d'expression doit être pleine et entière et nous avons des syndicalistes qui sont emprisonnés dans le cadre de leur activité. C'est absolument incompréhensible". 

Une grève pour protéger le droit syndical

Néanmoins, la RATP n'est pas directement concernée par le sort des ex-salariés de Goodyear, et dans ce cas de figure, les syndicats n'ont pas vocation à contester une décision de justice. Pour Mohammed Oussedik, le droit sera respecté sur le volet juridique, ce qui n'empêche en rien la mobilisation au nom d'un autre droit fondamental. "Nous allons faire appel et nous respectons de ce point de vue le droit. Mais le droit, c'est aussi de pouvoir s'exprimer contre une décision qui nous paraît complètement injuste", indique-t-il à RTL. 

C'est ce qu'il se passe dans les pays totalitaires ce qu'il se passe à Goodyear

Mohammed Oussedik

Tout en demandant au gouvernement de retirer sa "plainte", le représentant de la CGT assure qu'il ne s'agit en rien d'une grève de "soutien", comme ce que laissent penser les apparences. "Ce n'est pas une grève de soutien, c'est une grève parce qu'il y a un phénomène de répression syndicale. Je rappelle qu'une des raisons pour laquelle les salariés ne s'engagent pas dans le syndicalisme, à hauteur de 67%, c'est la peur de la répression syndicale (...) Il y a un climat général qu'il ne faut pas oublier". 

Pour Mohammed Oussedik, la mobilisation répond à un droit de grève pour protester contre les entraves au droit syndical. "Ce sont des mouvements que l'on aurait voulu absolument éviter, mais le fait est grave. C'est ce qu'il se passe dans les pays totalitaires ce qu'il se passe à Goodyear (...) C'est le droit syndical qui est dans le collimateur. Ce sont les libertés syndicales, un des fondements de la République de notre pays", conclut-il en appelant tous les salariés du service public à l'imiter et à se rendre au rassemblement qui aura lieu Place de la Nation, à Paris. 

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REPLAY - La CGT de la RATP participe au mouvement de grève qui aura lieu jeudi 4 février suite à la condamnation des ex-salariés de Goodyear. Les syndicalistes protestent contre ce qu'ils considèrent être une entrave à leurs droits fondamentaux.
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2016-02-03 13:43:00
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