1 min de lecture Présidentielle 2017

Attentat déjoué : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de François Molins

À cinq jours du premier tour de la présidentielle, deux jeunes hommes soupçonnés de vouloir perpétrer un attentat "dans les tout prochains jours" ont été arrêtés à Marseille.

Le procureur de la République de Paris François Molins le 3 février 2017.
Le procureur de la République de Paris François Molins le 3 février 2017. Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
ClaireGaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

L'action était bel et bien "imminente". Les deux hommes interpellés ce mardi 18 avril à Marseille se préparaient à mener "une action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu'on puisse déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées", a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.

La perquisition du "logement conspirationniste", occupé par les suspects à Marseille, a permis de retrouver un lourd arsenal détaillé par le procureur de Paris. Les enquêteurs ont découvert un fusil mitrailleur, deux armes de poing, un pistolet automatique, des sacs et boîtes de munitions, un silencieux et un couteau de chasse. Mais cela ne s'arrête pas là alors que trois kilos de TATP, une grenade artisanale contenant du TATP, un sac de boulons, des mèches, des produits chimiques de conditionnement mais aussi des bouteilles d'acétone, d'eau oxygénée et d'acide sulfurique ont également été saisis.

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Parmi les accessoires, un drapeau noir de l'État islamique, un coran, trois casquette, une cagoule noire, une valise, une caméra GoPro, six téléphones portables et un ordinateur portable ont également été trouvés dans cet appartement "d'étudiant" loué par Clément B., et exclusivement payé en liquide, selon les informations transmises.

Les deux interpellés se sont connus en détention

Les deux suspects arrêtés, Mahiedine M.et Clément B., tous deux de nationalité française, sont fichés S depuis respectivement 2016 et 2015. Ils se sont connus en détention alors qu'ils ont partagé la même cellule pour des faits de droits communs. 

Le premier, chez qui un drapeau de l'État islamique avait déjà été retrouvé en décembre 2016 à Roubaix, cherchait à entrer en contact avec Daesh pour leur transmettre une "vidéo d'allégeance ou de revendication".

Le second se serait, selon François Molins, radicalisé en 2007 au contact de membres de la communauté tchétchène de Nice. Une thèse confirmée par ses proches. En mars 2015, ses proches avaient déjà signalé sa disparition. C'est à son contact que Mahiedine M. se serait particulièrement radicalisé, selon les témoignages des proches de ce dernier.

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À cinq jours du premier tour de la présidentielle, deux jeunes hommes soupçonnés de vouloir perpétrer un attentat "dans les tout prochains jours" ont été arrêtés à Marseille.
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