1 min de lecture Corruption

Richard Ferrand : "Il y a la démocratie, mais il y a aussi les règles", rappelle Anticor

REPLAY - INVITÉ RTL - Jean-Christophe Picard, président de l’association anti-corruption Anticor, estime qu’il y a eu "combine".

Stéphane Carpentier et Christelle Rebière L'invité de RTL Midi Christelle Rebière & Stéphane Carpentier
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Richard Ferrand : "Il y a la démocratie, mais il y a aussi les règles", rappelle Anticor Crédit Image : Jacques Witt/SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Vincent Parizot
Vincent Parizot et Christelle Rebière

Le cas Richard Ferrand continue de faire du bruit depuis les révélations du Canard enchaîné. En 2001, les Mutuelles de Bretagne dirigées par le ministre de la Cohésion des territoires souhaitent louer des locaux commerciaux. Ils choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Monsieur Ferrand. La SCI a été montée ensuite et a pu obtenir un prêt bancaire sans aucun apport ainsi que la rénovation complète des locaux. Depuis, précise le journal, la valeur des parts de la SCI a été multipliée par 3.000. Richard Ferrand affirme qu’il n’y a rien d’illégal, et que les électeurs trancheront aux législatives.

Jean-Christophe Picard, président de l’association Anticor qui lutte contre la corruption, ne l’entend pas de cette oreille : "Ils vont trancher dans le cas de Monsieur Ferrand parce qu’il est candidat aux législatives, mais la question se pose de son maintien au gouvernement, estime-t-il au micro de RTL. Ce ne sont pas les électeurs qui disent si quelqu’un peut être ministre ou pas, ce sont le premier ministre et le président de la République."

Une illégalité non-avérée

Pour lui, les suffrages qui lui seront accordés aux législatives ne doivent pas entrer en ligne de compte. Pour appuyer ses propos, il compare Richard Ferrand à un autre élu : "Patrick Balkany est régulièrement réélu, est-ce qu’on peut considérer que les électeurs donnent un blanc-seing à Monsieur Balkany et que les juges doivent arrêter toutes leurs enquêtes ? Je ne crois pas. Il y a la démocratie, il y a le vote, mais il y a aussi les règles."

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Il reconnaît cependant que cette "combine" est "peut-être légale" : "Ce n’est pas complètement sûr que ce soit légal (...) il faut voir s’il n’y a pas un abus de confiance, ou même de concurrence déloyale. Si la femme de Monsieur Ferrand a fait la meilleure proposition, peut-être avait-elle eu connaissance des autres propositions."

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2017-05-26 14:13:36
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