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Primaire Les Républicains : la renaissance de Jean-François Copé en 7 citations

PAROLES DE CANDIDAT (6/7) - Les personnalités qui batailleront lors de la primaire Les Républicains sont désormais connues. Retour sur leurs parcours, leurs idées et leurs sorties en quelques déclarations phares.

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Primaire Les Républicains : la renaissance de Jean-François Copé en 7 citations Crédit Image : VALERY HACHE / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Il se bat contre ce qu'il appelle la "bande des quatre" : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire. Jean-François Copé ne cesse de fustiger ses rivaux à la primaire de la droite. Ils "espéraient d'abord que la justice ne m'innocenterait pas dans l'affaire des comptes de Sarkozy, dit Bygmalion. Or j'ai été totalement blanchi, tandis qu'une quinzaine de personnes ont été mises en examen", expliquait-il lors d'un entretien à La Provence. En meeting au Cannet, dans les Alpes-Maritimes, le 11 septembre dernier, il déclarait au Monde : "À 52 ans, je me sens prêt pour exercer la fonction présidentielle, car cela fait vingt ans que je m'y prépare. J'ai toujours construit cette ambition de vouloir servir mon pays. Pendant les années Chirac, j'apprenais". 

Dans cette campagne, l'ancien président de l'UMP doit faire face aux nombreuses questions sur l'affaire Bygmalion. À deux adolescentes et sous les caméras de Franceinfo, il résume l'affaire : "Pour des raisons différentes, ils ont laissé me faire accuser, soupçonner de quelque chose que je n'avais pas fait. J'étais président du parti, c'est vrai. Et donc, moi, je ne signais rien du tout, je ne signais pas un chèque, je ne signais pas une facture, jamais". Son retour en politique après dix-huit mois d’absence avait été marqué par la sortie de son livre, Le Sursaut Français mais aussi par une phrase : "Je ne serai certainement pas omniprésent dans les médias". Dans les jours qui avaient suivis, le candidat multipliait les entretiens avec les médias.

1. "Nicolas Sarkozy aime animer le débat avec de vrais-faux sujets"

Jean-François Copé a fait de Nicolas Sarkozy l'une de ses principales cibles. À l'antenne de RTL, il estime que les polémiques de l'ancien chef de l'État sont un "piège à naïf". "Ca fait combien, di, quinze ans que régulièrement Nicolas Sarkozy aime animer le débat avec de vrais-faux sujets. Trois jours avant, c'était l'homme n'est pour rien dans le changement climatique. Je pense que ce type de polémique a un objectif et je regrette que beaucoup tombe dans le piège : c'est d'éviter de parler des raisons pour lesquelles la droite a perdu en 20125 et qui ont conduit au quinquennat désastreux de François Hollande".

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Le candidat à la primaire a poursuivi sa charge contre Nicolas Sarkozy en ajoutant qu'il "a des moyens et des pouvoirs que les autres n'ont pas, avec le soutien du parti. C'est un fait. je le regrette, c'est comme ça. Ca fait partie des données de cette campagne". 

2. "Le comportement des syndicats CGT déshonore l'image de notre pays"

Lors de l'Euro, les cheminots avaient entamé une grève. Le candidat à la primaire Les Républicains avait condamné "le comportement de surenchère des syndicats CGT et gauchistes" qui "déshonore l'image de notre pays. C'est exactement l'incarnation de l'absence de commandement de la part du président de la République et du gouvernement socialiste (...) qui n'a qu'une idée en tête, c'est préserver son alliance avec l'extrême-gauche pour les prochaines élections".

Jean-François Copé prônait la fermeté face à cette grève. "Que les Français sachent que les conditions de travail, de rémunération des cheminots sous statut sont des conditions qui sont très différentes de celles des autres, à travers l'âge de la retraite, qui est plus bas qu'ailleurs, à partir de 57 ans voire 52 ans, que le temps de travail est moins important qu'ailleurs, que la durée des congés est plus importante qu'ailleurs et que l'emploi à vie fait qu'ils peuvent bloquer tous nos transports. À partir de là, il y aura des décisions à prendre. Il n'est pas possible de préserver éternellement tous ces avantages", ajoutait-il. 

3. "J'étais totalement innocent dans cette affaire Bygmalion"

Le candidat à la primaire Les Républicains s'évertue à le rappeler : il a été "totalement" innocenté dans cette affaire. Invité de l'émission On n'est pas couché sur France 2, Jean-François Copé affirme que lorsque "l'on est chef, par définition, on ne peut pas tout voir". Il rappelle ainsi avoir "le sens de l'État" et avoir "soutenu" le gouvernement de Nicolas Sarkozy, "même s'il n'est pas allée assez loin".

4. François Hollande a "une inaptitude au commandement"

Il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui fait l'objet des critiques de Jean-François Copé. François Hollande aussi essuie les remarques acerbes du candidat à la présidentielle. "La brutalité aujourd'hui est omniprésente. Elle est dans les gestes et dans les esprits. Le seul qui n'y répond pas de manière efficace pour protéger la Nation, c'est le chef de l'État dont c'est pourtant la première vocation (...) Qu'est-ce-qu'ils disent les gens ? Ils disent que notre pays n'est plus dirigé. Nous avons à la tête du pays quelqu'un qui s'excuse toutes les deux minutes des pouvoirs dont il dispose", expliquait-il lors du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI.

Jean-François Copé estime qu"il faut absolument que le chef de l'État, à partir de 2017 soit l'homme de la situation, c'est-à-dire celui qui prend les responsabilités qui relève de sa compétence et de sa mission. Sinon, ce n'est pas la peine qu'on ait un président de la République élu au suffrage universel".

5. "Je suis revenu avec des mots différents, en particulier la bienveillance"

Pendant dix-huit mois, Jean-François Copé est resté silencieux. Son retour a été marqué par Le Sursaut français, un livre publié en janvier 2016. "Après l'épreuve très violente que j'ai eu à traverser, j'ai fait le choix de me retirer pendant un certain temps pour réfléchir sur mes erreurs, sur ce qu'il faut sans doute changer (...) Je pense en particulier à un mot que j'ai retenu de mes entretiens avec beaucoup de Français, le mot bienveillance". Il explique ainsi que cette bienveillance "n'est pas de la naïveté ou de la candeur", mais "simplement d'essayer de retirer chez les autres ce qu'ils ont de positif et de voir si dans notre pays, tellement fracturé, on peut réussir à réconcilier la France qui va bien et la France qui va mal".

6. Un "code de la laïcité et des cultes" par ordonnance

Défenseur d'une droite décomplexée, Jean-François Copé a pris position sur la polémique sur le burkini. "J'ai été sidéré de voir qu'il n'y a pas un responsable politique majeur dans notre pays qui se soit élevé durement pour dire 'ça suffit ces provocations", a regretté Jean-François Copé. "À l'époque du débat sur la loi sur la burqa que j'avais porté, on m'avait dit : 'Oh on ne va pas faire une loi pour 2.000 femmes', comme j'avais dénoncé ces voyous qui avaient arraché le pain au chocolat d'un gamin à Meaux parce que c'était le ramadan, et on m'a dit que c'était de l'islamophobie... Eh bien non, ce sont des provocations qu'il faut faire cesser !", expliquait-il. 

Il assure que "le mot même de burkini devrait attirer l'attention. Ça vient de burqa qui est interdite en France, rappelle Jean-François Copé. C'est la provocation d'une idéologie qui explique que les femmes sont inférieures aux hommes et qu'elles doivent se dissimuler. C'est contraire aux valeurs de la République. Si je suis élu président de la République, je vais faire adopter par ordonnance un code de la laïcité et des cultes. Je veux qu'on grave dans le marbre ce qui est permis ou ne l'est pas en matière religieuse au regard de la République".

7. Bonus : "Chirac, toi qui as vécu ça en 1995, aide moi !"

C'était un cri du cœur. Christian Jacob, proche de Jean-François Copé a annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite. "J'appelle sa candidature de mes vœux (...) S'il y a un sujet qui fait l'unanimité en France aujourd'hui, c'est bien que les Français ont envie d'arrêter l'amateurisme du quinquennat de François Hollande. Et je considère que Nicolas Sarkozy a, à la fois l'expérience, le tempérament, le sang-froid, la capacité à décider et aussi l'énergie pour être le président de la République", explique-t-il sur Europe 1

Jean-François Copé vit cette alliance comme une trahison. Le candidat a tweeté : "Rude semaine ! Après Sarko à Châteaurenard, et Jacob mon ami de toujours qui part chez Sarko. Chirac, toi qui as vécu ça en 1995, aide moi !". "J'ai des liens d'amitié qui sont connus avec Jean-François Copé. Je l'ai soutenu à la présidence du mouvement. Il a décidé d'être candidat à cette élection primaire. Il sait depuis le début que je ne serai pas de cette aventure mais cela ne nous empêche pas de travailler ensemble", commentait Christian Jacob.

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2016-09-27 12:32:00
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