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L'image de Sarkozy s'est abîmée depuis son retour en politique

Les Français sont une majorité à ne pas souhaiter le retour de Nicolas Sarkozy, selon un sondage.

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Andard, près d'Angers, le 24 novembre 2014.

Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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La campagne pour la présidence de l'UMP n'a pas servi l'image de Nicolas Sarkozy, qui s'est dégradée, d'après les résultats d'un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France à paraître dimanche.

61% des Français considèrent que son retour est "une mauvaise chose" pour la vie politique française, en hausse de sept points par rapport à un sondage du 22 septembre, réalisé donc quelques jours après l'annonce officielle de son retour.

A l'inverse, seuls 39% des Français pensent que "c'est une bonne chose".

D'ailleurs, 66% (+5) des personnes interrogées ne souhaitent pas qu'il se présente à l'élection présidentielle de 2017, contre 33% (-4) qui le souhaitent.

58% des sondés ont une "mauvaise opinion" du nouveau patron de l'UMP, dont 32% de "très mauvaise opinion", 41% "une bonne opinion" dont 6% de "très bonne opinion".

Un "désir de revanche"

83% (=) des sondés le jugent dynamique, 64% (-4) courageux, 60% (+3) disent qu'il "a fait son temps", 51% (-2) l'estiment compétent, 55% ne le trouvent pas rassembleur (+3), 64% (+4) ne l'estiment pas sympathique. Seuls 26% (-5) pensent qu'il "dit la vérité aux Français" tandis que 21% (-5) le jugent "honnête".

59% (+4 par rapport au sondage de septembre) des sondés pensent que l'UMP ne peut pas "présenter Nicolas Sarkozy comme candidat" en 2017 à cause des "affaires en cours".

73% (+6) des personnes interrogées estiment que Nicolas Sarkozy revient en politique "parce qu'il est animé par un désir de revanche", contre 26% (-7) "parce qu'il a un vrai projet pour la France". Même chez les sympathisants de droite, cette idée de revanche est --légèrement-- majoritaire (51%).

Sa victoire à la présidence de l'UMP jugée comme une "bonne performance"

Son idée d'un comité d'anciens Premiers ministres, jetée aux oubliettes, était pour 71% des sondés une volonté de Nicolas Sarkozy de "piéger Alain Juppé et François Fillon en les présentant comme des 'ancien'", tandis que 28% pensent qu'il "voulait sincèrement tendre la main" à ses deux principaux rivaux pour représenter l'UMP en 2017.

Seul point positif, une majorité de sondés (55%) jugent que sa victoire à la présidence de l'UMP, avec 64,5% des voix contre les anciens ministres Bruno Le Maire et Hervé Mariton constitue une "bonne performance". 44% qualifient ce résultat de "performance décevante".

Sondage Odoxa pour Le Parisien et Aujourd'hui en France réalisé sur Internet les 4 et 5 décembre auprès d'un échantillon de 999 personnes "représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus". Méthode des quotas.

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