2 min de lecture Réforme constitutionnelle

Abandon de la réforme constitutionnelle : "In fine, c'est François Hollande qui sera jugé responsable", dit un politologue

REPLAY / INVITÉ RTL - Le recul de l'exécutif sur la réforme constitutionnelle et la déchéance de nationalité sonne comme une défaite pour toute la classe politique et plus particulièrement pour le président François Hollande.

Stéphane Carpentier et Christelle Rebière L'invité de RTL Midi Christelle Rebière & Stéphane Carpentier
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Abandon de la réforme constitutionnelle : "In fine, c'est François Hollande qui sera jugé responsable", dit un politologue Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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JulienQuelen1989
Julien Quelen
Journaliste RTL

"J'ai décidé, après m'être entretenu avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, de clore le débat constitutionnel". Après avoir annoncé sa volonté de réviser la Constitution afin d'y inscrire l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux, le président de la République a décidé de faire marche arrière face à l'indécision du Parlement.

Pourtant, Gaël Sliman, président de l'institut de sondage Odoxa, rappelle qu'une majorité de Français était favorable à la réforme. "Les trois quarts des Français sont d'accord sur à peu près toutes les modalités qu'il avait présentées en novembre. Nous les avions post-testées à Odoxa et on voyait qu'il y avait une très large adhésion de l'opinion publique", se souvient-il au micro de RTL. Selon le politologue, l'opinion publique s'est peu à peu lassée d'un débat insoluble pour la classe politique. "En février dernier, nous avions fait un sondage dans lequel les Français nous disaient que les positions de toute la classe politique, gauche et droite confondues, n'étaient pas claires et empreintes de volontés politiciennes".

François Hollande plus affaibli que les autres

Face au dysfonctionnement de la navette entre l'Assemblée nationale et le Sénat, le Président n'avait selon Gaël Sliman pas beaucoup d'autres choix que de sauver les meubles. "Bien sûr que c'est calamiteux d'avoir fait tout ça pour ça mais je pense que cela aurait été pire pour lui de s'obstiner", estime ainsi l'invité de RTL Midi. Même si François Hollande, dans son allocution, a également déploré l'hostilité "d'une partie de l'opposition" à l'égard de "toute révision constitutionnelle", c'est bien lui, porteur de la réforme, qui sortira grand perdant de la manœuvre. 

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C'est toute la classe politique qui sortira écornée de cette affaire, mais quand même bien d'avantage le chef de l'État

Gaël Sliman
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"C'est quand même lui qui a initié cette affaire et c'est lui qui sera jugé responsable in fine par les Français", juge ainsi le président d'Odoxa. Néanmoins, s'il s'agit bien d'une défaite pour le chef de l'État, aucun représentant politique n'en sort vainqueur. "C'est toute la classe politique qui sortira écornée de cette affaire, mais quand même bien d'avantage le chef de l'État que l'opposition", précise Gaël Sliman.

L'incapacité des uns et des autres à s'accorder sur une réforme souhaitée en majorité par les citoyens va donc dans le sens d'une tendance claire : le détournement des Français à l'égard des représentants politiques. "Dans nos baromètres de popularité, le seul qui soit populaire c'est Alain Juppé, qui approche les 50% ou qui les dépasse de peu. Sinon, tout le reste de la classe politique suscite une majorité de rejet en France", conclut-il.

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2016-03-30 15:04:00
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