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Poutine aux États-Unis : "Notre patience a ses limites"

Le président russe a réfuté la pseudo menace que ferait peser la Russie sur l'élection présidentielle américaine.

Vladimir Poutine le 26 novembre 2015.
Vladimir Poutine le 26 novembre 2015. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
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Vladimir Poutine monte au créneau. Le président russe a vivement critiqué les sorties des États-Unis qui accusent la Russie de vouloir influer la présidentielle américaine au profit du candidat républicain, Donald Trump. Lors de son discours annuel devant des experts de la Russie et anciens dirigeants étrangers, l'homme fort du Kremlin a réfuté la pseudo menace que ferait peser la Russie sur l'ordre mondial, de la Syrie à l'élection du 8 novembre aux États-Unis.

"Parmi les problèmes mythiques, imaginaires, on trouve l'hystérie, je ne peux pas dire autrement, qui s'est développée aux États-Unis concernant l'influence qu'aurait la Russie sur l'élection présidentielle", a déclaré Vladimir Poutine. "On pourrait penser qu'il existe aux États-Unis une multitude de problèmes brûlants (...) Mais visiblement, l'élite n'a rien d'autre à dire, n'a rien d'autre pour calmer la société, et il est donc plus facile d'attirer l'attention des gens sur les soi-disant pirates informatiques, espions, agents d'influence russes", a-t-il ajouté.

La Russie, au cœur de la présidentielle américaine ?

Vladimir Poutine pose dès lors la question : "Quelqu'un pense sérieusement que la Russie peut influence le choix du peuple américain ?". C'est en tout cas ce que pense Washington qui a récemment accusé la Russie d'avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle alors que Donald Trump a, à plusieurs reprises, fait l'éloge du président russe.

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Dans un tout autre registre : Hillary Clinton. La candidate démocrate, grande favorite le 8 novembre prochain,  défend une ligne dure dans les relations avec Moscou, empoisonnées par la crise ukrainienne et la guerre en Syrie. Malgré tout, Vladimir veut se poser au-dessus de la mêlée. 

Après avoir longuement disserté sur le fossé grandissant entre élite et population révélé par les élections et référendums récents dans les pays occidentaux, il a jugé que l'idée selon laquelle Donald Trump serait "favori" du Kremlin était une "image créée par les médias" en vue de "manipuler l'opinion". Avant de conclure : "Nous travaillerons avec tout président (...) qui voudra travailler avec la Russie"

Nous nous comportons jusqu'à présent avec retenue (...) mais notre patience a ses limites

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Vladimir Poutine a notamment accusé les Occidentaux de tenir un double discours en dénonçant de manière virulente les bombardements menés par les aviations syrienne et russe contre la ville d'Alep, tout en menant l'offensive contre Mossoul, fief du groupe jihadiste État islamique en Irak et en menaçant de faire de même à Raqqa, en Syrie.

Soutien fidèle de Bachar al-Assad, le président russe a dit regretter qu'il ait été impossible de "mettre un terme au bain de sang et lancer un processus politique" en Syrie. Il a alors évoqué des "accords personnels avec le président américain (qui) n'ont pas fonctionné", en rendant responsable des forces à Washington qui "font tout pour que ces accords ne soient pas mis en œuvre". "Nous nous comportons jusqu'à présent avec retenue (...) mais notre patience a ses limites. Nous pourrions répondre", a ajouté le président russe sans préciser à quoi il faisait référence.

Le président russe a cependant critiqué les "erreurs" répétées des Occidentaux en Irak, Libye, Afghanistan et désormais en Syrie. "La lutte contre le terrorisme n'a pas donné de résultat global, alors que les menaces ne font qu'augmenter", a-t-il averti, regrettant que "les appels de la Russie à une lutte commune contre le terrorisme (soient) ignorés".

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Poutine aux États-Unis : "Notre patience a ses limites"
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Le président russe a réfuté la pseudo menace que ferait peser la Russie sur l'élection présidentielle américaine.
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2016-10-27 22:11:00
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