3 min de lecture Nazisme

Sur les traces du nazi de Damas

La revue "XXI" publie une longue enquête sur Alois Brunner, un nazi décédé en 2001 dans les geôles syriennes.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
>
Télécharger Sur les traces du nazi de Damas Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Des journalistes frappent à la porte du domicile parisien de Serge Klarsfeld. C'était il y a quelques jours.Ils veulent lui faire part des résultats de l'enquête qu'ils viennent de mener. "Alors comme ça, vous avez retrouvé Alois Brunner ?", interroge l'avocat. Derrière ce nom se cache un criminel de guerre nazi, jugé responsable de l'assassinat de près de 130.000 juifs durant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il dirigeait le camp de Drancy. Il fait partie de ces hommes que Serge Klarsfeld a traqués toute sa vie. En vain.

Mais des journalistes de la revue XXI y sont parvenus et racontent le déroulé de leur enquête, mercredi 11 janvier, dans un long récit de 18 pages intitulé : Le nazi de Damas. "On savait que Brunner avait fui en Syrie dans les années 50, mais on ignorait la date et les circonstances de son décès. Certains, comme Serge Klarsfeld, l'avaient donné pour mort en 1992. D'autres le croyaient encore en vie", peut-on lire. Mais selon la revue, Alois Brunner est mort en 2001 dans un cachot de  la capitale syrienne. Il avait 89 ans.
 
L'enquête est basée sur le récit de trois témoins, anciens membres des services de sécurité syriens en charge de la protection de l'ancien nazi. lls ne savaient pas qui était la personne qu'ils devaient protéger, ils devaient l'appeler Abou Hossein. Ils  racontent comment Alois Brunner a vécu ses dernières années de façon misérable, très fatigué, malade, fou, à se taper la tête contre les murs et à crier pendant des semaines,  avec un œuf par jour pour manger. "On est satisfait de savoir qu'il a mal vécu", confie Serge Klarsfeld. Ce dernier se souvient du visage d'Alois Brunner qui faisait partie du commando venu arrêter son père chez eux en 1943.

À lire aussi
Kevin Wilshaw, ancien suprémaciste blanc et ex-membre du Front national britannique Angleterre
Néonazi, homosexuel et d'origine juive, il claque la porte de l'extrême-droite

Brunner aura passé 40 ans en Syrie, à l'ombre de la dictature qui a toujours nié sa présence sur le territoire. Y compris lorsque Jacques Chirac a demandé à el-Assad de lui livrer l'ancien nazi lors d'un déplacement en Syrie. L'ancien ingénieur de la solution finale a transmis son savoir-faire et a mis sur pied un appareil répressif  d'une rare efficacité, fondé sur un principe : tenir le pays par l'usage d'une terreur sans limites. L'enquête éclaire d'un nouveau jour le drame qui se joue en Syrie et atteste d'une histoire qui trouve ses racines dans un passé que l'on croyait prescrit.

Le monde est petit...

La vérité sur Donald Trump finira -t-elle par éclater ? C'est en tout cas ce qu'aimeraient savoir certains médias américains qui ont dévoilé dans la nuit de mardi à mercredi 11 janvier un dossier explosif dans lequel est accumulée une liste d'informations potentiellement compromettantes pour le président-élu. Ce dossier est en fait une note des renseignements américains que le site Buzzfeed met en ligne ce matin. On y apprend que les Russes ont accumulé depuis plusieurs années des preuves de frasques de Donald Trump pour le faire chanter si nécessaire, avec notamment un film, une Sex Tape, avec des prostituées russes dans un hôtel de Moscou en 2013. Ces informations sont encore en cours d'authentification par le FBI.

Il n'y a pas lieu de rire, car nous sommes peut-être plus proches du magnat de l'immobilier que nous ne le pensons. La Théorie du petit monde fête en effet ses cinquante bougies. Cette dernière postule que si on prend deux humains au hasard sur Terre, ils ne sont séparés que de cinq ou six degrés. Pierre Barthelemy, du journal Le Monde, a ainsi découvert qu'il n'avait que trois degrés de séparation avec Donald Trump. Le monde est décidément trop petit.

...sauf pour les sportifs

Le monde du football compte désormais 48 pays. 48 pays, c'est un quart des nations du globe, rappelle Éric Richard dans La nouvelle république du Centre-Ouest. Certains se réjouissent et saluent un grand pas pour l'universalité du principal événement sportif planétaire. Mais derrière l'angélisme se cache une logique économique, et une réalité politique. Car, explique Christophe Bonnefoy dans Le journal de la Haute-Marne, on comprend illico quel intérêt peut bien avoir la FIFA à un tel bouleversement. Il se quantifie, non pas en opportunité de voir se multiplier les beaux matches, mais plutôt de pouvoir compter... sur des recettes pharaoniques.

En attendant 2026, place à une compétition à 24 pays, le  Mondial de Handball, ce sport qui se joue à 7 contre 7 dont la France sort souvent victorieuse. Surtout à domicile. L'équipe consacre 10 pages à cet événement. "Les Bleus pour rester maîtres du monde", titre Le Figaro, qui souligne  le magnifique chemin parcouru par la discipline en France depuis une vingtaine d’années.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Nazisme Syrie Médias
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7786680591
Sur les traces du nazi de Damas
Sur les traces du nazi de Damas
La revue "XXI" publie une longue enquête sur Alois Brunner, un nazi décédé en 2001 dans les geôles syriennes.
http://www.rtl.fr/actu/international/sur-les-traces-du-nazi-de-damas-7786680591
2017-01-11 11:05:00
http://media.rtl.fr/cache/QNHPtY1azHgPBMahe7BK1Q/330v220-2/online/image/2015/0921/7779798695_adeline-francois.gif