La contrefaçon, nouvelle source de financement du terrorisme

REPLAY / ÉDITO - Selon l’Union internationale de la propriété intellectuelle, la vente de produits contrefaits est la première source d'alimentation des organisations terroristes.

Des produits contrefaits en vente près du Vatican, à Rome >
La contrefaçon, nouvelle source de financement du terrorisme Crédit Image : AFP / Gabriel Bouys | Crédits Média : RTL | Durée : | Date :
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Un rapport remis récemment au ministre du Budget et des finances, Michel Sapin, par l'association française de lutte contre la contrefaçon (Unifab), établit que la vente de produits contrefaits alimente les organisations terroristes. La contrefaçon est devenue une activité menaçante. Il y a deux raisons essentielles à cela. D'abord ce type de délit est difficile à traquer dans une économie mondialisée. Ensuite, c’est l’activité criminelle la plus lucrative qui est la moins sanctionnée. Quand un dealer fait 200% de profit sur un kilo de cocaïne, un contrefacteur de Viagra fait une culbute de 2.000%. Ces taux de rendement n’ont pas échappé aux réseaux terroristes. Pourquoi prendre des risques dans le trafic de drogue ou la prostitution alors que la fabrication et la distribution de produits contrefaits rapporte plus que ces deux crimes réunis ? Selon la commission spécialisée de l’ONU, c’est un business qui représente déjà 10% du commerce mondial et qui rapporterait 1.500 milliards d'euros à ses initiateurs travers le monde.

Très peu de secteurs économiques échappent aux réseaux de contrefaçons liés au terrorisme : pièces détachés automobiles (la spécialité du Hezbollah libanais), médicaments (on pense à Boko Aram), produits vétérinaires, cigarettes, faux papiers, fausses monnaie, DVD et CD, textile, cuir, bijouterie... Les précurseurs furent les activistes de l’IRA. Pour financer leur guérilla en Irlande du Nord, ils avaient implanté aux États-Unis une usine de faux médicaments vétérinaires. Les Basques de l’ETA sévissaient eux dans les articles de cuir.

Une nouvelle martingale

Aujourd’hui al-Qaïda au Maghreb alimente ses opérations au Mali et ailleurs grâce au trafic de cigarettes de contrefaçon. Son chef est d’ailleurs surnommé "Mister Marlboro". Plus près de nous, les auteurs des attentats parisiens vivaient du commerce de fausses chaussures de sport chic. Daesh finance une partie de ses opérations en Europe via le trafic de faux vêtements de marque.

Faussaires et terroristes ont une nouvelle martingale redoutable : elle associe Internet et des moyens de paiements électroniques quasi indétectables. Ce cash revient à la lumière pour financer l’achat de matériel militaire ou informatique, la formation des apprentis jihadistes, la solde des combattants et l’entretien des bases de repli en Europe et ailleurs.

Le bloc-notes

Total est le seul grand pétrolier mondial a bien résister à la chute des cours du pétrole. Avec 10,5 milliards d'euros, ses résultats n'ont reculé que de 18%.

La note du jour

14/20 à Christine Lagarde. L'ancienne ministre va voir son bail renouvelé à la tête du FMI : elle est la seule candidate à sa succession et son parcours y est de qualité.

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LoïcFarge42
par Journaliste RTL
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La contrefaçon, nouvelle source de financement du terrorisme
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REPLAY / ÉDITO - Selon l’Union internationale de la propriété intellectuelle, la vente de produits contrefaits est la première source d'alimentation des organisations terroristes.
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2016-02-12 07:39:00
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