12 min de lecture Présidentielle 2017

Les propositions des candidats pour le numérique, thème oublié de la campagne

Sujet incontournable au coeur d'une nouvelle révolution industrielle, le numérique s'est invité dans le programme de presque tous les candidats à la magistrature suprême mais brille par son absence dans la campagne médiatique.

Les 11 candidats à la présidentielle 2017
Les 11 candidats à la présidentielle 2017 Crédit : AFP et Montage RTLNET
BenjaminHuepro
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Fracture numérique, ouverture et traitement des données publiques, protection des données personnelles, aide à l'innovation, digitalisation des services publics, intelligence artificielle, uberisation de l’économie, concurrence des multinationales américaines...Contrairement à l'élection présidentielle de 2012, le numérique s'est invité cette année dans le programme de presque tous les candidats à la magistrature suprême. 

Tous n'ont pas la même perception des enjeux de la transformation digitale de la société et de l'économie. Certains voient le numérique comme une menace et formulent des propositions pour protéger les citoyens et les entreprises nationales. D'autres le considèrent comme un levier de croissance et de souveraineté. Ils veulent s'appuyer dessus pour libérer l'innovation et dynamiser l'économie. Mais tous se sont signalés par leur manque d'appétence pour la question dans le débat public. 

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Sujet incontournable dans un monde en proie à une nouvelle révolution industrielle et où les grandes entreprises technologiques sont de plus en plus hégémoniques, le numérique est, à moins de deux semaines du premier tour du scrutin, l'un des oubliés de la campagne médiatique. La conséquence d'une mauvaise compréhension du sujet pour certains candidats et d'un calcul électoraliste pour la plupart, estime le vice-président du Conseil national du numérique, Guy Mamou-Mani

"Le numérique n'est pas politiquement correct. Il faut justifier la suppression d'emplois ou la déshumanisation du travail, faire preuve de courage politique et de pédagogie. C'est un effort qu'ils ne sont pas disposés à faire. Il est plus simple de promettre des créations de postes à des professeurs. Pourtant, certains programmes numériques sont excellents", regrette-t-il. 

Après le 7 mai, le Conseil national du numérique montera au créneau "pour pousser le prochain président à mettre en oeuvre ce qui est écrit dans son programme même s'il ne l'a pas dit". En attendant, voici un aperçu des propositions pour le numérique formulées par les onze candidats à la présidence de la République.

Emmanuel Macron (En marche !)

"Geek" assumé, l'ancien ministre de l'Économie de François Hollande place la numérisation de la société au cœur de son programme. Le candidat d'En Marche ! veut couvrir la totalité du territoire en très haut débit d'ici la fin du quinquennat en poussant les opérateurs à couvrir les zones blanches et en doublant le nombre d'antennes mobiles. La solidarité 2.0 passe aussi par la création d'une plateforme numérique collaborative pour accompagner les handicapés et les populations les plus fragiles. Il souhaite consacrer 10 des 50 milliards d'euros de son plan d'investissement à la redéfinition de l'action publique, notamment la digitalisation des services publics locaux afin de pouvoir effectuer 100% des démarches administratives en ligne en 2022 avec la création d'un compte-citoyen rassemblant tous les droits au sein d'une même plateforme.

Sur le plan économique, Emmanuel Macron veut lancer un Fonds pour l'industrie et l'innovation de 10 milliards d'euros pour financer l'usine du futur. Cet organisme serait alimenté par la vente d'actions d'entreprises dans lesquelles l'État possède une participation minoritaire. Il propose d'instaurer un droit à l'expérimentation pour permettre aux entreprises de "déroger aux dispositions en vigueur afin de tester de nouvelles solutions dans le respect des impératifs de sécurité, de protection du consommateur et de loyauté de la concurrence". L'ancien ministre s'inscrit dans la continuité du bilan numérique de François Hollande et compte s'appuyer sur les mécanismes fiscaux de soutien de l'innovation actuels tout en renforçant le rôle de Bpifrance pour accompagner la transformation numérique des TPE-PME.

Afin de favoriser la concurrence avec les géants du numérique américain, Emmanuel Macron veut créer une banque de données numériques réutilisables pour permettre aux start-up de proposer des alternatives aux services existants. Il prévoit aussi la création d'un fonds européen de financement en capital-risque de 5 milliards d'euros pour accompagner la croissance des start-up européennes au sein d'un marché unique du numérique. Au rayon de l'éducation, le candidat veut interdire l'utilisation des téléphones portables dans l'enceinte des écoles primaires et des collèges. Une mesure dont il n'a pas encore précisé les modalités de la mise en oeuvre. Emmanuel Macron souhaite aussi développer l'e-santé face aux déserts médicaux et faciliter l'exercice de la citoyenneté à travers des plateformes numériques permettant aux citoyens de participer à l'élaboration des lois.

Mise à jour du 12 avril : Emmanuel Macron a annoncé qu'il voulait faire accepter aux grandes compagnies du web la possibilité de réquisitions légales des services cryptées, tels que WhatsApp, pour lutter contre le terrorisme. Le ministre vise les sociétés qui fournissent des services utilisant le chiffrement d'un bout à l'autre de la conversation, empêchant son interception par un tiers. Aucune loi n'oblige les fournisseurs de ces services à fournir les clés de chiffrement. Les données chiffrées se sont retrouvées au coeur de plusieurs enquêtes terroristes ces derniers temps et de nombreux hommes politiques poussent pour un affaiblissement du chiffrement. Les experts en cybersécurité estiment qu'une telle politique aurait pour conséquence d'affaiblir la sécurité des communications des centaines de millions d'utilisateurs de ces applications grand public. 

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

Avec son projet de "République numérique", le candidat de la France insoumise veut "rendre le continent numérique au peuple" et en faire "l'une des nouvelles frontières" de l'humanité, avec la terre, la mer et l'espace. Jean-Luc Mélenchon défend un monde numérique plus égalitaire et articule ses propositions autour de la lutte contre le numérique des multinationales et la défense des peuples. Le premier youtubeur politique français veut développer l'économie collaborative et combattre l'optimisation fiscale et les pratiques anti-concurrentielles des géants du web, les Gafa. Il souhaite obliger les entreprises du web à informer les internautes sur l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles via un standard "clair et lisible" de description des CGU.

Favorable à la protection des lanceurs d'alerte, il prône le développement des logiciels libres dans les administrations et les services publics et l'interdiction de la vente liée (vendre un logiciel préinstallé avec un achat matériel) pour lutter contre la mainmise du secteur privé sur les logiciels. Il compte à ce titre revenir sur les contrats passés entre Microsoft et l'Éducation nationale et la Défense. Jean-Luc Mélenchon souhaite aussi abroger la loi Hadopi, supprimer le fichier d'identité TES, lutter contre la surveillance des citoyens et créer une plateforme de streaming publique d'offre légale. Il vise également une couverture totale du territoire en très haut débit d'ici à 2022.

Benoît Hamon (Parti socialiste)

Le vainqueur de la primaire socialiste souhaite utiliser le numérique, et plus précisément le progrès technologique, pour améliorer la vie des gens et créer "un futur désirable", selon son expression. Il est l’un des candidats dont le programme sur la question est le plus fourni et peut compter sur l’expertise en la matière de l’ancienne secrétaire d’État au Numérique Axelle Lemaire dans son équipe de campagne. Parmi ses mesures phares, on retrouve des propositions iconoclastes, comme l’idée de soumettre les robots et les machines à l’impôt pour financer la protection sociale des personnes dont le travail est désormais l'affaire d'une machine à travers la mise en place d’un revenu universel, une piste décriée en Europe mais défendue par de nombreux entrepreneurs de la Silicon Valley. 

L'ancien ministre s'est aussi positionné contre l'uberisation débridée de l'économie et prône la création d'un statut de l'actif. Il souhaite instaurer une taxe sur les bénéfices détournés par les multinationales et imposer la transparence fiscale aux entreprises pour qu'elles transmettent activités et impôts payés dans les pays où elles sont implantées. Benoît Hamon propose de créer 13 agences régionales de développement pour réduire la fracture numérique et veut généraliser le droit à la déconnexion, permettant aux salariés de ne pas être tenus de consulter leurs mails en dehors des heures de travail. Il est aussi favorable à la protection des lanceurs d'alerte et veut permettre aux citoyens de participer à l'élaboration de certaines lois sur le modèle de la loi sur le numérique.

François Fillon (Les Républicains)

Du Consumer Electronic Show de Las Vegas à l’émission de M6 Une ambition intimele vainqueur de la primaire de la droite et du centre aime à se présenter comme un technophile de longue date. Une page de son site officiel de campagne est dédiée aux problématiques technologiques. On y trouve dix mesures visant à faire de la France une championne du numérique, en libérant la société et l’économie grâce à l'innovation. Pour cela, François Fillon veut généraliser l'enseignement et la formation du numérique dans toutes les filières, renforcer le plan très haut débit pour le déploiement de la fibre et lancer un plan pour la 5G. Il souhaite aussi accélérer la transformation numérique de l'État, en dématérialisant les procédures administratives d'ici à 2022 (avec un identifiant administratif numérique unique) et faciliter l'ouverture des données dans les services publics en garantissant leur protection et les intérêts économiques de la France.

Pour dynamiser l'économie, le candidat LR souhaite développer un environnement propice aux entreprises et aux start-up numériques. Il propose de mener des états généraux de l'innovation afin d'accélérer la transformation numérique des PMI-PME et veut négocier un agenda européen de l'harmonisation fiscale pour établir une fiscalité équitable entre les start-up françaises et les géants américains. Il souhaite que la France porte avec l'Allemagne la construction d'une "véritable souveraineté économique européenne" pour faire du Vieux continent un champion de l'intelligence artificielle et du blockchain capable de résister à l'hégémonie des Gafa. François Fillon veut renégocier le Privacy Shield et la réglementation européenne sur les données personnelles.

Marine Le Pen (Front national)

La candidate du Front national a su utiliser les réseaux sociaux, et notamment la chaîne YouTube entretenue par son lieutenant Florian Philippot, pour faire évoluer la perception de son parti. Mais son programme en matière de numérique n'est pas particulièrement développé. Parmi ses 144 engagements présidentiels, seuls une dizaine ciblent les enjeux technologiques de la société. La candidate se contente d'énumérer quelques grandes orientations qu'elle ne détaille pas. Elle propose ainsi de "garantir la liberté d’expression et les libertés numériques par leur inscription dans les libertés fondamentales protégées par la Constitution" et de renforcer la lutte contre le jihadisme et la pédocriminalité en ligne.

La candidate du parti d'extrême droite veut "créer une charte à valeur constitutionnelle qui inclura la protection des données personnelles des Français", avec l'obligation de les stocker sur des serveurs hébergés en France. Elle souhaite la création d'une carte unique biométrique (remplaçant la carte d'identité et la carte vitale) pour lutter contre la fraude. Marine Le Pen prévoit de revenir sur la loi Hadopi et "d'ouvrir le chantier" de la licence globale.

Pour "anticiper les mutations du marché du travail" et établir "une nouvelle régulation pour préserver une concurrence loyale", Marine Le Pen propose de créer un secrétariat d'État dédié, rattaché à Bercy. Elle veut réorienter le Crédit impôt recherche vers les PME et les start-up et "moderniser le système de santé". Elle n'oublie pas la lutte contre l'évasion fiscale et compte "s'attaquer aux paradis fiscaux" avec la création d'une taxe sur l'activité réalisée en France par les grands groupes. Les multinationales se verront "privées d'accès aux marchés publics si elles refusent de régulariser leur situation". La patronne du FN promet enfin de "soutenir l'effort d'investissement en structures" pour le très haut débit et la couverture téléphonique pour lutter contre la fracture numérique dans le monde rural.

Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste)

Le numérique n’est pas la priorité de Philippe Poutou. Le candidat du NPA propose d’abroger immédiatement (et non en 2022 comme cela est prévu actuellement) la loi Hadopi et de refondre les droits d’auteur, sans préciser comment il compte s’y prendre. Même si l’Assemblée à adopté un amendement abrogeant la mise à mort du dispositif. Il s’est également positionné au détour d’interviews contre l’exploitation des chauffeurs par Uber et contre l’utilisation des données personnelles ou publiques à des fins commerciales. Il voit dans l’open data un levier pour une meilleure compréhension du monde sans vraiment préciser sa pensée.

François Asselineau (Union Populaire Républicaine)

Le candidat de l’Union populaire républicaine se pose comme le garant de l’indépendance nationale et fait du "Frexit" (la sortie de l’Union européenne) et de l’OTAN, la pierre angulaire de son programme. Ses propositions en matière de numérique suivent cette ligne directrice. Elles reposent sur la neutralité d’Internet et visent à garantir la liberté d’expression, de consultation et d’utilisation du web qu’il conçoit comme "un bien de l’Humanité". 

François Asselineau milite pour cela pour une interdiction des dispositifs de surveillance massive et propose l'abrogation des lois LOPSSI2 et de la loi Renseignement. Il défend l'utilisation du logiciel libre dans les systèmes d'information de l'État et veut donner plus de pouvoir de contrôle à l'ANSSI. Le candidat de l'UPR propose aussi de réglementer l'utilisation des données numériques en interdisant le profilage et le transfert de données vers d'autres État. François Asselineau est également favorable à la protection des lanceurs d'alerte.

Jean Lassalle (candidat indépendant)

Le candidat le plus recherché à l’issue du débat du 5 avril fait peu de cas du numérique dans son programme. Représentant de la ruralité, il défend une relance de la recherche fondamentale pour lutter contre les déserts numériques et veut lancer un plan pour le très haut débit (déjà en cours, ndlr) afin de garantir l’accès à Internet sur l’intégralité du territoire. "Sur les neuf dixièmes du territoire français, depuis quelques années, le téléphone portable ne passe plus. C’est une difficulté pour les habitants et un obstacle au travail des élus. Et les deux tiers de la France sont privés de fibre optique. A Lourdios-Ichère, on a Internet mais à une vitesse qui rendrait fous les Parisiens", expliquait l'ancien berger devenu député, fin mars dans Causeur.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)

Très peu développée, la vision de la candidate de Lutte ouvrière sur le numérique se focalise sur la science, "à la base des progrès des l'Humanité depuis son émergence, des premiers outils en bois ou en pierre jusqu'aux satellites, à l'informatique et aux robots". La trotskiste regrette que "des automates de production servent de prétexte à la suppression de postes plutôt que de soulager la tâche des travailleurs" et prône une réappropriation des progrès technologiques et scientifiques par le peuple pour fonder "une autre société" libérée de "la logique capitaliste" et "basée sur le bien commun". 

Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès)

Le candidat eurosceptique et souverainiste de Solidarité et Progrès est l'un des plus bavards sur la question. Il considère le numérique comme "l'une des plus grandes révolutions de l'histoire de l'Humanité" et y voit "une source d'échange de connaissances, de mutualisation, de solidarité et de coopération". Mais il regrette qu'il "reste aux mains des puissance de l'argent". Il défend une révolution numérique citoyenne pour le libérer et propose notamment de mettre l'ouverture des données et le Big data au service du travail pour mettre en relation des employeurs et des candidats à l'emploi sur la base de besoins de compétences.

Sur le plan de l'éducation, Jacques Cheminade plaide pour une initiation sur le tard au numérique. Il souhaite interdire l'utilisation des tablettes et des ordinateurs aux élèves âgés de moins de six ans car il estime que les écrans ont une mauvaise influence sur leur concentration. Il préconise ensuite une ouverture progressive de l'enseignement à la technologie à partir du CE1 uniquement en tant que support des méthodes d'enseignement habituelles. Il défend ensuite l'enseignement du codage dans le secondaire. Jacques Cheminade souhaite également désensibiliser les jeunes aux jeux vidéo violents et les réancrer dans le monde réel grâce aux centres de loisir et aux séjours à la ferme.

Très disert sur les transports d'avenir, il défend le retour à l'aérotrain de Jean Bertin (un véhicule se déplaçant sur un coussin d'air sans contact avec le sol) avec des moteurs de la génération actuelle, l'extension du ferroutage (charger des camions sur des trains) pour réduire l'encombrement des axes routiers et le financement de la voiture à hydrogène. À plus long terme, il aspire à construire des villes flottantes en mer dédiées à la recherche, la formation et la dépollution. Enfin, la conquête de l'espace occupe une place prioritaire dans le programme du candidat qui souhaite créer un ministère de l'exploration et de la recherche spatiale pour "préparer la présence permanente de l'homme dans la banlieue lointaine de notre système solaire".

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !)

Le programme pour le numérique du candidat de Debout la France sert sa vision souverainiste. Ses propositions très fournies visent à défendre les acteurs français du secteur et faire émerger de nouveaux champions tricolores. Nicolas Dupont-Aignan prône "un État stratège qui ciblera les technologies les plus cruciales des trente prochains années". 

Il souhaite mener une initiative européenne avec des pays volontaires afin de favoriser la création d'un moteur de recherche francophone, un Google français, et défend une intervention de l'État pour protéger le capital des pépites hexagonales, telles que Dailymotion ou Deezer, et pour structurer les prochains fleurons. 

Le candidat souverainiste veut également exiger des multinationales du numérique qu'elles hébergent les données personnelles des citoyens français sur le territoire national. Pour libérer l'innovation, Nicolas Dupont-Aignan souhaite exonérer les PME de moins de huit ans de toutes charges et les dispenser d'impôts pendant trois ans, une mesure qu'il estime à un milliard d'euros par an. Le candidat est aussi favorable à l'abrogation de la loi Hadopi.

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