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Netflix gonfle encore en valeur boursière et en nombre d'abonnés

ÉDITO - Le service de streaming Netflix a enregistré un gain record d'abonnés au quatrième trimestre 2017, pour atteindre près de 117 millions d'utilisateurs dans le monde, ce qui a fait s'envoler son titre en Bourse.

Le siège de Netflix à Los Gatos en Californie.

Crédit : Ryan Anson / AFP

Loïc Farge

La plateforme vidéo Netflix affole Wall Street. Elle vaut déjà plus de 100 milliards de dollars. Un parcours étonnant ou surprenant ? Ne croyez pas ceux qui vous diront que cette exceptionnelle ascension dans une économie (celle du divertissement, où la concurrence est d'une violence absolue) était prévisible.

Ce groupe, qui chevauche tout à la fois les nouvelles technologies et l'industrie du spectacle, n'était à la fin du siècle dernier qu'un modeste loueur de DVD. C'est aujourd'hui un monstre qui fait la nique à Disney, Amazon, aux majors d'Hollywood et aux illustres chaînes de TV traditionnelles.

Avec plus de 110 millions d'abonnés - plus 400% en sept ans -, sa valeur est aujourd'hui supérieure à celle du numéro un mondial de la communication, le groupe Time Warner.

Y a-t-il une recette pour un tel succès ? D'abord la vision et la qualité des dirigeants. On ne multiplie pas le chiffre d'affaires par deux en trois ans et la valeur de l'entreprise par vingt en cinq ans à l'insu de son plein gré.

Netflix a su jouer sur plusieurs tableaux

Plus concrètement, Netflix a su jouer sur plusieurs tableaux. D'abord celui de la croissance endiablée de la télévision par Internet. Ensuite - et c'est peu fréquent - en privilégiant le long terme : l'entreprise réinvestit dans la conquête de nouveaux marchés les bénéfices qu'elle dégage avec ses 54 millions de clients aux États-Unis.

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Enfin - et c'est déterminant : elle mise massivement sur la création de qualité avec des films comme Bright et des séries comme Stranger Things (6 milliards de dollars l'an dernier, 8 milliards en 2018). Netflix est actuellement le principal producteur mondial.

Des points faibles

Une telle puissance ne va-t-elle pas étouffer le cinéma et la télévision traditionnels ? Elle change la donne. Pour les télés traditionnelles et pour la création : l'entreprise finance sans crainte des films d'auteurs et prépare trente séries non américaines pour le  marché mondial.

Mais attention, Netflix a des points faibles. Dont son endettement. Sa formidable expansion à un coût : 6,5 milliards de dettes. Les remboursements lui imposent de courir toujours plus vite. Au risque d'y perdre son souffle.

Les plus

- Seb poursuit son exceptionnelle croissance : 6,5 milliards de chiffre d'affaires. Comme quoi on peut être très performant dans les secteurs les plus traditionnels.

- Autre bonne nouvelle : l'industrie française ne détruit plus d'emplois. Sur les trois premiers trimestres de 2017, elle en a créés un millier. Une première depuis 1999.

Le plus

14/20 à Niki Lauda. L'ancien champion du monde de Formule 1 va racheter  la compagnie aérienne qu'il avait fondée il y a quinze ans, et que ses repreneurs n'ont pas su faire prospérer.

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