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Fusillade à Grasse : le tireur avait consulté un psychiatre, selon son avocat

Killian, l'adolescent de 16 ans qui a ouvert le feu dans son lycée à Grasse le 16 mars, avait fait l'objet d'une consultation psychiatrique à la demande de ses parents.

Le lycée Alexis de Tocqueville à Grasse, lieu de la fusillade
Le lycée Alexis de Tocqueville à Grasse, lieu de la fusillade Crédit : Capture d'écran / Google Maps
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Clémence Bauduin
et AFP

Les parents de Killian, l'adolescent de 16 ans qui a ouvert le feu jeudi 16 mars dans son lycée de Grasse (Alpes-Maritimes), avaient fait appel à un psychiatre pour leur fils. "Ce sont de très bons parents et ils se sont inquiétés d'une certaine propension de Killian à avoir un attrait pour les armes ou les films d'action et donc, comme tout parent responsable, ils ont fait appel à un médecin psychiatre qui a indiqué que Killian était tout à fait normal et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter", a expliqué l'avocat de Killian, Michel Valiergue. Celui-ci n'a toutefois pas précisé la date de la consultation. 

"Confortés par un avis d'expert, les parents se sont dits qu'ils avaient peut-être affaire à une crise d'adolescence", a-t-il expliqué, affirmant que les parents "ne comprennent pas le passage à l'acte". Sur les comptes Facebook, Twitter et YouTube de Killian, qui a été mis en examen samedi 18 mars pour tentatives d'homicides et incarcéré au quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Grasse, apparaissaient de nombreuses images morbides, dont certaines de la tuerie de Columbine aux États-Unis, qui avait fait 15 morts, dont les deux auteurs.

L'appréciation du psychiatre "n'a pas été conforme"

Maître Valiergue a affirmé qu'il fera "une obligation de solliciter l'audition de cet expert (le psychiatre) par le magistrat instructeur". "La réalité est là, son appréciation n'a pas été conforme à la réalité du cas de Killian", a-t-il poursuivi tout en ajoutant : "Je ne suis pas là pour décharger une responsabilité sur une autre, mais animé surtout d'une volonté d'avoir un maximum d'éléments psychologiques et psychiatriques pour permettre aux médecins experts désignés par le juge instructeur de se faire une idée".

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La famille est "totalement effondrée, ils se posent énormément de questions, ils ne comprennent pas, comme beaucoup de gens, il y a un niveau d'incompréhension dans ce dossier qui a trait plus au psychiatrique et au psychologique qu'au juridique et qui nécessitera l'intervention d'experts judiciaires d'une certaine pointure pour essayer de comprendre ce passage à l'acte d'un gamin de 16 ans", a-t-il encore estimé.

"Au demeurant, cet élève est décrit comme sans signe avant-coureur", a réagi le recteur de l'académie de Nice Emmanuel Ethis en réitérant son "étonnement qu'il y ait pu y avoir des armes à sa portée". "Les élèves viennent nous dire après coup qu'il échangeait des choses sur les réseaux sociaux mais on ne peut pas contrôler tous les Facebook ou les comptes Twitter des élèves. Autant pour d'autres, il y avait des choses qui nous inquiétaient, mais pas lui. Le suivi, le repérage et le relais avec les familles est notre métier (...) là, il n'y avait aucun signal. On est abasourdis", a commenté Isabelle Martimort, la conseillère principale d'éducation du lycée.

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2017-03-20 21:06:46
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