VIDÉO - Nicolas Sarkozy invité de "7 à 8" sur TF1 : ce qu'il faut retenir de son intervention

À la veille de la parution de son livre, "La France pour la vie", l'ancien chef de l'État s'est confié sur ses regrets pendant son quinquennat.

Nicolas Sarkozy, à Rouen, le 30 novembre 2015 (illustration).
Crédit : AFP
Nicolas Sarkozy, à Rouen, le 30 novembre 2015 (illustration).

Après Jean-François Copé dans Le Divan de Marc-Olivier Fogiel sur France 3, c'était au tour de Nicolas Sarkozy de se livrer à l'exercice de l'interview confession dimanche 24 janvier. L'ancien chef de l'État a accordé un entretien d'environ 19 minutes à Thierry Demaizière dans 7 à 8, l'émission dominicale de TF1. 

Le président des Républicains se place ainsi plus que jamais sur la ligne de départ de la course à la primaire de l'alternance bien qu'il annonce qu'il ne sera candidat "que si c'est utile". Trois ans et demi après son départ de l'Élysée, le président fonceur, souvent critiqué pour son omniprésence et ses coups de sang, change donc de stratégie. 

1. Fouquet's, "Casse-toi pauv'con!" : ses (très) nombreux regrets

Et met en avant ses (très) nombreux regrets. "L'échec est fondateur, ça peut faire mal. Mais on apprend". Au sujet de la brutalité avec laquelle il réformait, il l'explique par le fait qu'il "déteste l'hypocrisie et le mensonge". À la veille de la parution de son livre, La France pour la vie, dans lequel il tire le bilan de ses cinq années passées à l'Élysée, Nicolas Sarkozy regrette "d'avoir cédé à la pression de la pensée unique qui disait que j'en faisais trop. J'aurais voulu en faire plus." 

L'ancien chef de l'État reconnaît aussi avoir "mis du temps à percevoir la dimension symbolique de la fonction (en référence aux épisodes du Fouquet's et du yacht, NDLR). Quand on est président, on ne s'appartient plus." Mêmes regrets concernant la célèbre réplique : "Casse-toi, pauv'con!". "Je n'aurais pas dû dire ça. J'ai abaissé la fonction présidentielle. C'est une erreur. Avoir du tempérament n'autorise pas tout. Passer de l'homme au président, ça prend du temps."

2. Les passations de pouvoir

La séquence a été longuement commentée en 2012. Au cours de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, le nouveau chef de l'État n'avait pas pris la peine de raccompagner l'ancien à sa voiture. "J'ai compris à ce moment-là combien François Hollande et moi nous étions différents. J'ai été surpris par sa capacité double à être chaleureux en privé et glacé en public. Carla (Bruni-Sarkozy, son épouse, NDLR) ne méritait pas ça." 

Autre séquence qui a troublé Nicolas Sarkozy : sa passation avec Jacques Chirac. Nous sommes le 16 mai 2007, la scène se passe aussi à l'Élysée. "C'était un moment difficile pour Jacques Chirac. Il fait partie de ma vie. Je le connais depuis que j'ai 20 ans. Ce jour-là, Chirac me touche, me bouleverse. Je me suis dit qu'un jour ce serait mon tour. Quand François Hollande m'a reçu, il n'a pas imaginé qu'un jour ce serait son tour."

3. Les raisons de son retour en politique

Après son échec à la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy avait mis un terme à sa carrière politique. Un peu plus de deux ans plus tard, il est pourtant élu président des Républicains, le parti qui succède à l'UMP. "C'est le contact avec les gens qui me manquait." L'ancien chef de l'État a été "touché" par les marques d'affections que pouvaient lui témoigner le public de sa femme lorsqu'il assistait à ses concerts. "Je rentrais dans la salle, on m'applaudissait, ça me touchait."

Son retour n'est pour l'heure que peu apprécié par les Français. L'ancien président adopte un ton réfléchi. "Est-ce qu'on a fait son temps ? C'est une question que je me pose. Les Français y répondront." Pour lui, la question se pose à d'autres comme "Alain Juppé ou François Mitterrand" à son époque. 

4. Sa solitude politique

Après le premier tour des élections régionales 2015, Nicolas Sarkozy avait renoncé au front républicain en droitisant encore une fois son discours. Il avait adopté la même stratégie après le premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Son attitude a été décriée dans son propre camp. Nathalie Kosciusko-Morizet avait alors été limogée de la place de numéro deux du parti. "Non. Mais beaucoup ont tourné casaque, oui, bien sûr. Mais je ne leur en veux pas. Je ne suis pas quelqu'un qui a de l'amertume. Je sais qu'ils retourneront casaque bientôt". 

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2016-01-24 21:10:00
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