1 min de lecture Justice

Le cerveau présumé du "casse du siècle" jugé à Marseille, 42 ans après les faits

Jacques Cassandri, qui a revendiqué la paternité du braquage de la Société Générale de Nice en 1976, comparaît notamment pour blanchiment d'argent en bande organisée et recel.

Yves Calvi RTL Matin Yves Calvi
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Télécharger Jacques Cassandri, cerveau présumé du "casse du siècle" devant la justice Crédit Image : AFP | Crédit Média : Jean-Alphonse Richard | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et Léa Stassinet

Au rayon faits-divers, l'affaire est restée dans les mémoires. Les 16 et 17 juillet 1976, un gang de braqueurs, passé par les égouts, avait réussi à dérober des bijoux, de l'argent liquide mais aussi des lingots d'or alors stockés dans les coffres de la Société Générale de Nice. Le tout pour un butin estimé à 46 millions de francs, jamais retrouvé depuis. 

Ce qui fut rapidement surnommé le "casse du siècle" a longtemps été attribué au roi de l'évasion Albert Spaggiari. Mais une autre figure du banditisme en a depuis revendiqué la paternité dans un livre. Jacques Cassandri, 74 ans, est jugé à partir de ce lundi 12 février par le tribunal correctionnel de Marseille pour blanchiment d'argent en bande organisée, recel, abus de biens sociaux et association de malfaiteurs

Celui qui pourrait regretter son manque de discrétion avait pris soin de signer son livre confession sous un pseudonyme "Amigo". Un subterfuge qui n'a pas suffit à protéger son identité, tant il donnait des détails sur le braquage. Jacques Cassandri faisait donc bien partie du gang qui avait creusé un tunnel dans les égouts pour accéder à la salle des coffres de la Société Générale, provoquant la stupéfaction des clients.

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Un seul membre du commando condamné

Le cerveau présumé du "casse du siècle", Albert Spaggiari s'est de son côté enfui au Brésil, avant de mourir d'un cancer en Italie. Un seul second couteau, Jean Megozzi a à ce jour été condamné, avant l'arrivée aujourd'hui de Jacques Cassandri devant le tribunal. Il ne comparaît pas pour le braquage en lui-même, dont les faits sont prescrits, mais pour le recel du magot

Il n'existe pour ce chef d'accusation pas de prescription, et celui qui est actuellement à la tête d'un gros patrimoine immobilier sans n'avoir jamais travaillé l'ignorait. Ses confidences dans son livre l'ont finalement trahi. Avec Jacques Cassandri, la justice tient enfin une toute petite chance de récupérer une toute petite partie du trésor des égouts de Nice.

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Procès de Jacques Cassandri : retour sur le "casse du siècle" Crédit Image : BORIS HORVAT / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Le cerveau présumé du "casse du siècle" jugé à Marseille, 42 ans après les faits
Le cerveau présumé du "casse du siècle" jugé à Marseille, 42 ans après les faits
Jacques Cassandri, qui a revendiqué la paternité du braquage de la Société Générale de Nice en 1976, comparaît notamment pour blanchiment d'argent en bande organisée et recel.
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2018-02-12 10:20:00
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