2 min de lecture Syrie

Syrie : sept Casques blancs abattus dans un de leurs centres

Sept Casques blancs ont été abattus ce samedi 12 août dans le nord-ouest de la Syrie par des inconnus qui ont fait irruption et ouvert le feu dans un centre de cette organisation de secouristes.

Des Syriens transportent le corps de l'un des sept membres des Casques blancs, abattus le 12 août 2017 dans l'un de leurs centres, à Sarmine (Syrie)
Des Syriens transportent le corps de l'un des sept membres des Casques blancs, abattus le 12 août 2017 dans l'un de leurs centres, à Sarmine (Syrie) Crédit : OMAR HAJ KADOUR / AFP
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Clémence Bauduin
et AFP

Attaque inédite contre des humanitaires. Des inconnus ont abattu sept Casques blancs, ce samedi 12 août à l'aube, en Syrie. Ils ont fait irruption avant d'ouvrir le feu dans un centre de cette organisation de secouristes dans le nord-ouest du pays en guerre. De nombreux secouristes ont déjà été tués dans des bombardements depuis le début du conflit syrien en 2011, mais cette attaque est la première du genre selon des militants. Elle s'est produite à Sarmine, une ville de la province d'Idleb, a indiqué l'organisation des Casques Blancs

"Les sept secouristes ont été abattus d'une balle dans la tête", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Leurs collègues sont venus le matin pour prendre la relève et les ont trouvés morts". "Deux minibus, des casques (portés par les secouristes) et des walkies-talkies ont été volés", selon l'organisation des Casques blancs, qui opère dans des régions échappant au contrôle du régime de Bachar al-Assad. Rien n'établit pour l'heure si le but du meurtre était le vol ou s'il revêt un caractère politique.

L'action des bénévoles immortalisée dans des vidéos poignantes

Des dizaines de personnes ont participé aux funérailles des sept bénévoles à Sarmine, selon un correspondant de l'AFP sur place. Beaucoup de gens pleuraient et proféraient des injures à l'adresse des assaillants. Candidats au prix Nobel de la paix en 2016, les Casques blancs sont sortis de l'anonymat grâce à des vidéos poignantes relayées sur les réseaux sociaux, les montrant, casques sur la tête, se ruer sur les lieux bombardés pour extraire des survivants, surtout des enfants, ensevelis dans les décombres des immeubles détruits par les bombardements du régime ou de son allié russe. 

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Selon l'OSDH et des militants, l'un des Casques blancs tués était apparu dans une vidéo qui a fait le tour du monde en 2016. Il éclatait en sanglots en tenant dans ses bras une fillette de quatre mois sortie des décombres après un bombardement sur la ville d'Idleb. 

Des volontaires suspectés de jihadisme par le régime

Ces secouristes ont toujours insisté sur leur neutralité et leur non affiliation avec un groupe politique ou armé, mais sont honnis par le régime de Bachar al-Assad et Moscou, qui les accusent d'être une marionnette aux mains de gouvernements étrangers soutenant l'opposition au pouvoir syrien. D'autres affirment que des combattants ou même des jihadistes font partie des secouristes volontaires. Les Casques Blancs sont financés par plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Japon ou les États-Unis.

La ville de Sarmine, comme la plus grande partie de la province d'Idleb, est depuis juillet contrôlée par Tahrir al-Cham, une coalition dominée par les jihadistes de l'ex-branche d'Al-Qaïda qui a chassé les rebelles de nombreuses villes de cette région frontalière de la Turquie. Jihadistes et rebelles avaient combattu côté à côte et chassé en 2015 les troupes gouvernementales de la province d'Idleb.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication d'acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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Sept Casques blancs ont été abattus ce samedi 12 août dans le nord-ouest de la Syrie par des inconnus qui ont fait irruption et ouvert le feu dans un centre de cette organisation de secouristes.
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2017-08-12 13:26:57
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