Agressions de Cologne : le chef de la police a été démis de ses fonctions

Le ministre régional de l'Intérieur a annoncé l'éviction de Wolfgang Albers. Le flou règne sur l'enquête et la police est vivement critiquée. 22 demandeurs d'asile auraient fait partie de la bande d'agresseurs.

Wolfgang Albers, le chef de la police de Cologne a été démis de ses fonctions vendredi 8 janvier 2015
Crédit : OLIVER BERG / DPA / AFP
Wolfgang Albers, le chef de la police de Cologne a été démis de ses fonctions vendredi 8 janvier 2015

Le nombre de plaintes pour agressions lors de la nuit de la Saint-Sylvestre a encore augmenté à Cologne. Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, il s'élevait à 200 vendredi 8 janvier. Le même jour, le gouvernement allemand a révélé qu'une majorité de réfugiés figurait parmi les suspects identifiés par la police. Dans le détail et selon les premiers éléments fournis par le ministère de l'intérieur, sur 32 individus interpellés, 22 sont demandeurs d'asile originaires notamment du Maghreb, de Syrie ou encore d'Irak. Des vérifications sont toutefois encore en cours sur ces personnes.

Une semaine après, l'enquête avance encore lentement et des informations différentes sont fournies par la police fédérale et par les enquêteurs locaux. Ces failles de communication ont fait naître des critiques vis à vis de la police de Cologne. Certains déplorent l'incapacité des agents à protéger ces femmes victimes d'agressions et accusent même les forces de l'ordre de tenter de dissimuler des dysfonctionnements plus graves. Tout ceci a conduit à l'éviction du chef de la police locale, Wolfgang Albers vendredi 8 janvier.

L'accueil des réfugiés est remis en question

Au-delà des défaillances de la police, ces agressions relancent le débat sur l'accueil des migrants outre-Rhin. Pour rappel, 1,1 million de personnes sont entrées dans le pays en 2015. L'Allemagne avait ouvert ses portes aux réfugiés venus de Syrie et d'Irak mais certaines formations politiques dénoncent aujourd'hui ce choix et trouvent un écho de plus en plus favorable au sein de la population qui s'inquiète de ces événements.

Droite et gauche confondues, la coalition au pouvoir à Berlin cherche à se montrer ferme sur la nécessité d'intégration des migrantsAngela Merkel avait encouragé l'union entre migrants et allemands lors de ses vœux pour 2016, elle a adressé un message fort après ces agressions. Actuellement, un demandeur d'asile peut perdre son statut s'il est condamné à une peine d'au moins trois ans de prison et s'il n'est pas considéré comme en danger de mort dans son pays. "Il faut se demander s'il ne faut pas le perdre plus tôt (que ce qui est prévu aujourd'hui), et je dois dire que, pour moi, il faut le perdre plus tôt",  a déclaré la chancelière lors d'une réunion avec des responsables de son parti à Mayence.

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par Nicolas Ledain
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2016-01-09 01:40:00
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