"Réparer les vivants", une histoire de 24 heures sur une transplantation cardiaque

"Réparer les vivants" de l'auteure Maylis de Kerangal raconte l'histoire d'un jeune homme mort qui redonne la vie après une transplantation cardiaque.

Maylis de Kerangal, auteure de "Réparer les vivants"
Maylis de Kerangal, auteure de "Réparer les vivants"

Réparer les vivants commence un dimanche à 5 heures 50 pour se terminer le lendemain à 5 heures 49. 24 heures moins une minute au cours desquelles un cœur passera de la poitrine d'un jeune homme, Simon Limbres, tué dans un accident de la route, à celle de Claire, cinquante ans, mère de 3 enfants.

>
"Réparer les vivants", un roman à coeur ouvert Crédit : Bernard Lehut

Ce livre est le roman éblouissant d'une transplantation cardiaque, d'une magnifique épopée collective, d'une formidable course contre la montre. Maylis de Kerangal nous la raconte en partant, non pas de Claire qui attend d'être sauvée mais de Simon qui va mourir.

L'auteure explique au micro de RTL "ce qui m’intéressait était de saisir cette migration cardiaque. Je trouvais ça beaucoup plus fort de faire un chemin où l'on remonte vers la lumière. On passe de la mort et du drame vers quelque chose qui attrait vers une vie qui se poursuit".

Une intensité magistrale de 24 heures

Réparer les vivants est un roman parce qu'il n'y a rien de clinique. Maylis de Kerangal donne chair aux acteurs de cette chaine de solidarité. Elle commence par les parents de Simon, "cognés de douleur" qui ont la terrible responsabilité d'autoriser le prélèvement, pour se finir par Claire, la receveuse, en passant par les médecins, les infirmiers, les chirurgiens.

Tandis qu'un cœur migre d'un corps vers un autre, Maylis de Kerangal fait battre celui de tous ses personnages. On partage leurs états d'âmes, leurs vies professionnelles, leurs vies privées. Ce livre sonne juste. L'auteure a obtenu l'autorisation d'assister à une greffe cardiaque à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Et la pulsation de l'écriture de Maylis de Kerangal transmet magistralement l'intensité de ces 24 heures.

Un roman battant

Durant l'opération, elle a été "émue", par "le cœur recommence à battre. Cette vibration se perçoit à l’œil nu et c'est un moment inouï et admirable".

Réparer les vivants
est un roman battant, vibrant, palpitant comme le cœur de Simon dans la poitrine de Claire. Un miracle littéraire à l'aune du miracle médical de la greffe cardiaque. Maylis de Kerangal, prix Médicis en 2010 avec Naissance d'un pont, est devenue un auteur majeur tout en éduquant par ailleurs ses 4 enfants.

Découvrez en intégralité l'entretien avec Maylis de Kerangal :

>
L'intégralité de l'entretien avec Maylis de Kerangal Crédit : Bernard Lehut
La rédaction vous recommande
Vous aimerez aussi
Commentaires Avec Bell & Ross

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous