Au CHU d'Angers, des parents se battent contre la mort programmée de leur enfant

Les parents d'un bébé de sept mois plongé dans le coma depuis une vaccination ont saisi la justice après la décision du CHU d'Angers de mettre un terme à l'aide respiratoire qui maintient leur enfant en vie.

Les médecins ont décidé de laisser partir Ayana >
Au CHU d'Angers, des parents se battent contre la mort programmée de leur enfant Crédit Image : AFP | Crédits Média : Louise Rousselin | Durée : | Date :
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Pour les parents d'Ayana, c'est un terrible compte-à-rebours qui est enclenché. Hospitalisée au CHU d'Angers depuis le début du mois de mai après avoir été prise d'une très forte fièvre au lendemain du vaccin DT-Polio, Ayana est plongée dans le coma. Les parents de la petite fille de sept mois se battent pour empêcher la mort programmée de leur enfant.

La fièvre ayant entraîné plusieurs heures de convulsions, elle a subi des séquelles irréversibles au cerveau. Au regard de son état qui se détériore de jour en jour, les médecins ont pris la décision de laisser partir la petite fille en début de semaine.

Une décision difficile à accepter pour les parents, domiciliés dans l'Orne. L'affaire n'est pas sans rappeler le cas de Vincent Lambert, dont une partie de la famille se bat pour mettre un terme aux soins qui le maintiennent artificiellement en vie.

Un expert va examiner le bébé

"Le médecin nous a bien dit qu'il n'y avait plus aucun espoir, qu'elle souffrait et qu'ils allaient la laisser partir en arrêtant l'aide respiratoire", raconte Jason, son père. "Ils ne nous laissent pas le choix, regrette-t-il. "Ils ont bien dit que ce n'était pas aux parents de prendre la décision. Mais, non, je ne veux pas la laisser partir".

La décision médicale a choqué la famille du bébé. Les parents ont décidé de saisir la justice en urgence. Un expert a été désigné pour examiner une nouvelle fois Ayana. Un nouvel avis qui soulage un peu Julie, sa mère. "Si j'avais à débrancher ma fille et que peu de temps après j'apprends qu'il y avait une autre solution, ce serait l'effondrement total. De façon égoïste, je n'ai pas envie d'enlever l'aide respiratoire. Mais d'un autre côté, ma fille souffre tous les jours".

Du côté du professeur Gérald Boussicot, qui s'occupe de l'enfant, c'est un tout autre discours. Il déclare soutenir les parents de la petite Ayana "depuis le début de l’hospitalisation de cet enfant". "Toute la situation leur a été clairement expliquée", résume le professeur. Des décisions qui selon lui, auraient donc été collégiales.

L'expert nommé par la justice va également pouvoir effectuer des analyses pour savoir si oui ou non, la vaccination d'Ayana a déclenché son état.

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Les parents d'un bébé de sept mois plongé dans le coma depuis une vaccination ont saisi la justice après la décision du CHU d'Angers de mettre un terme à l'aide respiratoire qui maintient leur enfant en vie.
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2015-06-19 08:13:00
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