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Les Républicains : Wauquiez et Pécresse s'écharpent devant leur famille politique

Le Conseil national du parti a été le théâtre d'une vive passe d'arme entre Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, samedi 27 novembre.

Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez le 23 mars 2017
Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez le 23 mars 2017 Crédit : PIERRE VERDY / AFP
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Félix Roudaut
et AFP

S'ils font partie de la même formation politique, les point communs entre Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez s'arrêtent là. Les deux ténors des Républicains (LR) ont affiché leurs désaccords lors du Conseil national du parti. Sorte de Parlement du parti réuni à la Mutualité à Paris, le Conseil national a entériné la composition de plusieurs instances stratégiques, dont le bureau politique et la Commission nationale d'investiture (CNI).

Mais c'est l'intervention de Valérie Pécresse, venue faire approuver la candidature de son mouvement "Libres !", associé au parti, qui a retenu l'attention. Sous les acclamations de ses partisans et les huées de ses détracteurs, la présidente de la région Île-de-France a fait une entrée remarquée dans la salle où se déroulait le Conseil, à La Mutualité, provoquant l'agacement de son président Jean Leonetti.

Deux droites "réconciliables"

L'ancienne ministre du Budget a encore récolté des huées en plaidant l'existence de "deux droites" qui seraient "réconciliables". "Il y a une droite un peu plus conservatrice et une droite un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite un peu plus ouverte, une droite qui, à l'élection présidentielle a voté pour Emmanuel Macron et une autre qui ne l'a pas fait", a-t-elle lancé dans une ambiance électrique. "Le temps des écuries est révolu", a rétorqué Laurent Wauquiez lors de son discours de clôture, auquel n'a pas assisté Valérie Pécresse, déjà repartie.

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"Je ne distribue pas de postes aux enchères pour acheter le silence des uns ou des autres, parce que ces petites cliques ont failli tuer les Républicains", a quant à lui développé le patron de LR dans un discours par ailleurs offensif contre Emmanuel Macron. "C'est dommage", cette "mise en scène". "C'était prémédité, vraiment tout ce qu'on n'a pas envie de voir" alors qu"'il faut vraiment prendre une loupe pour voir les différences entre Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez", a plaidé la porte-parole du parti, Lydia Guirous.

La nouvelle composition du bureau politique et de la Commission nationale d'investiture a également fait quelques remous. Le vice-président du Sénat Philippe Dallier a claqué la porte de la fédération de Seine-Saint-Denis qu'il dirige après avoir vu son nom absent du bureau politique, de même que le maire d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza. "C'est une purge. Fermeture à tous les étages", a dénoncé une autre source parlementaire LR.

La droite n'est pas du tout morte

une militante LR
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Sortent notamment du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot et l'ex-garde des Sceaux Rachida Dati. Mmes Tabarot et Dati feront en revanche partie, comme le maire de Toulon Hubert Falco, de la "dizaine" de "conseillers politiques" qui vont prochainement être nommés, a précisé l'entourage de Laurent Wauquiez à l'Agence France-Presse. L'ancien président du parti Jean-François Copé se retrouve, lui, écarté de la CNI dont la présidence a été confiée à Éric Ciotti, grand rival de Christian Estrosi. 

En revanche Marine Brenier, élue dans son ex-circonscription des Alpes-Maritimes et qui vient de quitter le groupe Agir pour rejoindre LR à l'Assemblée, siégera à la CNI. "Le seul rassemblement que Laurent Wauquiez réussit à faire, c'est le rassemblement de ceux qui pensent comme lui", a raillé Pierre Liscia, proche de Florence Portelli. La maire de Taverny (Val-d'Oise) conteste, comme l'autre ex-candidat Maël de Calan, une représentation trop faible de leurs proches dans les instances. Maël de Calan a fait savoir qu'il ne siégerait pas à la Commission des investitures, bien que son nom y figure.

Le Conseil national a également entériné la désignation, à la présidence de la Commission des recours, du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, dont la succession agite le Vieux-Port. Nouveauté : le parti a activé un article inusité de ses statuts en créant un "centre des études" dont la présidence va revenir à Bernard Accoyer."La droite n'est pas du tout morte", se félicitait une militante à la sortie, tandis qu'un autre estimait que les sifflets adressés à Valérie Pécresse, "on aurait pu les éviter".

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2018-01-27 21:46:01
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