Attentat en Côte d'Ivoire : "On s'est dit : 'Il faut que l'on évite les balles perdues'", témoigne Charles Philippe d'Orléans

DOCUMENT RTL - Sur la plage de Grand-Bassam, un Français a tout vu. Ancien officier de l'armée de terre, le prince Charles-Philippe d'Orléans témoigne.

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Attentat en Côte d'Ivoire : "On s'est dit : 'Il faut que l'on évite les balles perdues'", témoigne Charles Philippe d'Orléans Crédit Image : ISSOUF SANOGO / AFP Crédit Média : Marie-Baptiste Duhart

La Côte d'Ivoire a été la cible, dimanche 13 mars, d'une attaque jihadiste, revendiquée dans la soirée par le groupe terroriste Aqmi. Un commando armé a ouvert le feu dans la station balnéaire très populaire de Grand-Bassam, à une vingtaine de kilomètres à l'Est d'Abidjan. C'est le premier attentat de ce type dans le pays. Le bilan est de 18 morts dont 15 civils et 3 policiers. Six assaillants ont aussi été tués dans cette attaque qui rappelle celle de Sousse en Tunisie en juin dernier. Sur la plage de Grand-Bassam, un Français a tout vu. Ancien officier de l'armée de terre, le prince Charles-Philippe d'Orléans témoigne.

"On a vu des gens s'arrêter, ne plus marcher. Il y avait beaucoup de monde sur la plage, beaucoup d'Ivoiriens et 15 secondes après, on a entendu un autre coup : une arme de poing de gros calibre, raconte Charles-Philippe d'Orléans. La population s'est mise à crier et à hurler à ce moment-là".

On se cache derrière les murs et ça commence à tirer de plus en plus fort et de plus en plus près

Charles-Philippe d'Orléans, présent à Grand Bassam

"Un garde est arrivé et nous a dit de ne pas paniquer en nous expliquant qu'un groupe de jeunes voulait rentrer sur la plage sans payer et que la police a tiré en l'air, poursuit-il. À ce moment, on retourne sur la plage et on décide d'aller se baigner. Et là, ça repart de plus belle. On remonte alors, on se cache derrière les murs et ça commence à tirer de plus en plus fort et de plus en plus près. On a attendu que ça se calme. On est sorti pour voir si on pouvait prendre la voiture. Les tirs s'étaient déplacés vers l'Ouest… On a pris la voiture et on a foncé vers l'Est. On s'est juste dit : 'Il faut que l'on évite les balles perdues' et après on s'est dit qu'on avait échapper à quelque chose d'assez gros, d'assez fort…", conclut-il.

L'attaque a fait 18 victimes, dont 15 civils et 3 militaires. Parmi les victimes, quatre Français ont trouvé la mort sous les balles des terroristes, selon un dernier bilan dévoilé par l'Élysée. François Hollande a dénoncé "un lâche attentat", et a promis un soutien logistique et de renseignement pour retrouver les agresseurs. Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve se rendront mardi à Abidjan, pour exprimer la solidarité de la France.

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par Marie-Baptiste DuhartJournaliste RTL
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Attentat en Côte d'Ivoire : "On s'est dit : 'Il faut que l'on évite les balles perdues'", témoigne Charles Philippe d'Orléans
Attentat en Côte d'Ivoire : "On s'est dit : 'Il faut que l'on évite les balles perdues'", témoigne Charles Philippe d'Orléans
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2016-03-14 08:13:00
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