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Solidays 2016 : Louise Attaque clôture en beauté l'édition de tous les records

NOUS Y ÉTIONS - Après Cypress Hill, c'est Louise Attaque, de retour depuis fin 2015 après près de dix ans d'absence, qui monte sur la scène "Paris". Une fin des "Solidays of Love" réussie.

Gaëtan Roussel, chanteur de Louise attaque, en concert
Gaëtan Roussel, chanteur de Louise attaque, en concert Crédit : CAPMAN VINCENT/SIPA
Micro RTL (illustration)
Caroline Brenière

Ce sont plus de 200.000 personnes qui étaient présentes sur l'hippodrome de Longchamp, à Paris. Et les deux écrans autour de la scène "Paris", filmant parfois le public, permettaient de se rendre compte de l'immensité de ce festival, qui s'est agrandi de cinq hectares cette année. Une heure après Cypress Hill, c'est Louise Attaque qui prend possession de la scène. Quelques minutes plus tôt, on entendait jouer aux quatre coins de l'hippodrome Petit Biscuit, Tiken Jah Fakoly et les Naive New Beaters

Dix ans après son dernier album, Louise Attaque annonçait son grand retour en août dernier. Le groupe était le 27 juin la tête d'affiche de cette 18e édition. Et leurs plus grands tubes y sont passés. Comme les nouveaux titres. Gaëtan Roussel et ses acolytes ont réussi la balance parfaite entre "les chansons d'hier, et d'avant-avant hier", et celles d'aujourd'hui. Une heure de tubes repris en choeur par le public qui ne perd pas d'énergie, malgré les trois journées de festival passées et la nuit qui tombe. La foule se rapproche au rythme des premiers jeux de batterie, et au chanteur de saluer le public, qui le lui rend bien.

Une alternance parfaite entre morceaux d'hier et d'aujourd'hui

La voix éraillée de Gaëtan Roussel est restée la même. Son sourire aussi. Et sans grande surprise, le groupe rock phare des années 90 interprète en ouverture Ton Invitation. Et dès le deuxième refrain, il laisse chanter le public, qui connait les paroles par cœur : toutes générations confondues. C'est à celui qui chantera le plus fort, qui lèvera la main le plus haut. Les écrans géants de chaque côté de la scène permettent de se rendre compte de la foule qui afflue. On n'en voit plus le bout, mais on les entend. Et Gaëtan Roussel, en tenue sobre, pull noir et chemise blanche, accompagné de sa guitare rouge pétard, se marre. Sûrement heureux de voir, une fois de plus, que les plus jeunes générations entonnent ses tubes à tue-tête. 

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Et vient le moment de jouer leur dernier album. Avec Le Temps. Plus cadencé, plus électro-pop. Au-delà du violon, hyper dynamique, c'est la batterie qui fait vibrer le public. La scène se transforme : des faisceaux rouges électriques s'animent à toute vitesse pour Anomalie, premier single de leur dernier album. Le groupe s'attaque ensuite à À plus tard crocodile, leur album paru en 2005. "Ici on se sent bien", répète Gaëtan Roussel sur Si L'on Marchait Jusqu'à Demain. Tout le monde semble d'accord. Le groupe jongle entre morceaux d'hier et d'aujourd'hui. Et avec surprise, les générations plus jeunes connaissent davantage les chansons de 1997 que celles d'aujourd'hui.  

A la fin de Il n'y avait que toi, le chanteur raconte une anecdote sur l'enregistrement du morceau. "On l'a enregistré un peu partout, et puis à Paris aussi". Pendant l'enregistrement, ils sont sont rendus compte qu'ils étaient déjà passés par ici. Pour enregistrer... Léa. Sur un tempo qui semble un peu plus rapide que d'ordinaire, la foule, qui ne sait plus trop ce que Léa est ou n'est pas, entonne néanmoins le refrain, en chœur et sans la moindre erreur

Qui n'était pas là en 1997 ? On a tendance à dire que vous êtes nos préférés

Louise Attaque, au festival Solidays 2016
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L'alternance continue, entre notes rock du Louise Attaque des débuts, et plus électro-pop d'aujourd'hui. Les jeux de lumières s'adaptent. Il fait définitivement nuit lorsque Gaëtan Roussel demande au public : "Qui était la en 1997 ? Et qui n'était pas né ? On a tendance à dire que vous êtes nos préférés", plaisante-t-il. "Nous, on faisait ça", lance-t-il avant d'entamer Savoir, sur le rythme effréné qu'on connaît au groupe, accueilli comme il se doit. Les lumières s'allument frénétiquement, le public fait trembler le sol de l'hippodrome. "Ce fût comme un séisme [...] tout a tremblé." Et soudain, tout s'arrête. Pendant plus d'une minute trente, Louise Attaque fait patienter son public. Qui l'acclame. Mais le chanteur fait des "non" de la tête, un sourire malicieux au coin des lèvres. Le public serait-il trop timide à son goût ? 

Puis s'enchaînent les morceaux qui ont fondé leur succès : Amour, Les Soirées Parisiennes, que tout le monde connaît et qui ne peut pas mieux coller au cadre. Les groupes de potes se tiennent par les épaules en sautant. Et la dernière avant le rappel : Je t'emmène au vent. Pendant l'introduction du violoniste, Arnaud Samuel, le public, impatient, chante déjà. "C'est le moment de se quitter", prévient Gaëtan Roussel. Le groupe remercie le public pour son accueil.

Mais l'ambiance est tellement bonne qu'ils reviennent pour un dernier morceau, plus en douceur cette fois-ci : pour prendre "un peu de hauteur, un peu de grandeur", Gaëtan Roussel invite le public à l'accompagner en levant les bras, sur Chaque Jour Reste le Notre. Une partie du public commence déjà à se diriger vers la sortie. Beaucoup restent, et prennent la pose sur le panorama de Gaëtan Roussel, capturé avec son smartphone. Les habitués savent qu'il ne faut pas manquer la dernière chanson traditionnelle du Solidays : I Will Survive. Précédée d'un mot de Luc Barruet, fondateur de Solidarité Sida, qui remercie le public d'être là pour "partager" chaque année ces moments avec lui.

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2016-06-27 02:17:00
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