AC/DC a fait connaître l'enfer au Stade de France

NOUS Y ÉTIONS - Le 23 mai, le groupe australo-britannique de hard-rock a enflammé l'enceinte du Stade de France, pour la première fois depuis 2010, avec un Angus Young déchaîné et une scénographie démesurée.

AC/DC n'a pas fini de renaître de ses cendres. Le groupe australo-britannique, mené par l'enjoué Brian Johnson et le survolté Angus Younga rempli le Stade de France le 23 mai, dans le cadre du Rock or Bust World Tour. Face à eux : un parterre de fans aux cornes clignotantes, évoluant dans une ambiance bon enfant. Le second concert aura lieu mardi 26 mai. Pour cette première salve, ces légendes du hard-rock n'ont pas lésiné sur les moyens : scénographie dantesque, effets pyrotechniques et tubes pulsés à plein régime. Entre Hells Bells, Highway To Hell et le plus récent Rock or Bust, AC/DC a soulevé le public du Stade de France.

Messe hard-rock

Ils étaient attendus comme les Messies du hard-rock. Angus Young (guitare), Brian Johnson (chant), Stevie Young (guitare), Cliff Williams (basse) et Chris Slade (batterie) ont réveillé les esprits le 23 mai au Stade de France. Une courte vidéo d'animation appuie leur arrivée, dans laquelle des astronautes découvrent une roche avec l'inscription AC/DC, qui s'enflamme et se transforme en météorite. Lorsqu'elle impacte la Terre, la bande australienne apparaît sous les hourras et lance sans plus tarder Rock or Bust, single de son dernier album, éponyme. 

Avec une moyenne d'âge de 60 ans, AC/DC n'a rien perdu de sa superbe. La vigueur d'Angus Young, l'énergie de Brian Johnson et l'endurance de leurs camarades, notamment Chris Slade, qui ne ménage pas ses efforts derrière ses fûts, force l'admiration. Ils évoluent sur une scène surplombée d'une arche illuminée et imitant de la tôle froissée, coiffée de deux cornes du Diable. De chaque côté, quatre ensembles d'enceintes se déploient sur plusieurs mètres, tandis qu'un mur de trois rangées d'amplis Marshall tapisse l'arrière de la scène. Trois écrans géants, deux sur le côté et un au fond, retransmettent le show. De nombreux effets pyrotechniques sont utilisés. 

Pendant deux heures, AC/DC assène ses tubes survoltés, sans jamais faire retomber la tension. Les incontournables Hells Bells, Playball, Highway To Hell, Thunderstruck ou encore T.N.T. ravissent le foule, qui a revêtu pour les trois quarts les fameuses cornes rouges clignotantes. 

Angus Young paie le prix du sang

Si les membres d'AC/DC assurent tous sans exception, Angus Young est bien le héros de cette soirée. Le public n'en a que pour lui. D'ailleurs, de nombreux spectateurs sont habillés comme lui, inspirés par son immortel costume d'écolier en velours rouge, chemise blanche, cravate rayée et casquette. D'autres ont préféré adopter le béret, accessoire fétiche de Brian Johnson.

La foule scande le nom d'Angus Young dès que l'occasion se présente, comme sur Dirty Deeps Done Dirt Cheap. Au lieu de longs remerciements, le guitariste de 60 ans préfère se donner toujours plus, et motiver le public à en faire autant. À voir ses grimaces, sa mine en sueur et sa posture légèrement voûtée, chaque chanson semble être sa dernière. Pourtant, Angus Young ne se relâche jamais, arpente la scène et opère sa fameuse "duckwalk", inspirée de Chuck Berry. 

Il livre une prestation de folie pour le bien-nommé Let There Be Rock. Lorsque Brian Johnson a fini de chanter, le guitariste se hisse sur la scène placée au milieu de la fosse, qui s'élève. Après plusieurs minutes de jeu, il se jette sur le dos, tandis qu'une pluie de cotillons s'abat sur les spectateurs. Loin d'avoir terminé, il se hisse sur le mur d'amplis. Seul à mener le spectacle, Angus Young s'amuse avec le public pendant encore plusieurs minutes, et le pousse à bout en faisant mine de ne pas l'entendre. Au retour de la batterie, il se jette à nouveau par terre. 

Quelques instants plus tard, Angus Young réapparaît par une trappe pour Highway To Hell, deux cornes fixées sur le front et le genou gauche en sang. Moins prudent qu'à l'accoutumée, il a omis les sparadraps qui ornent ses genoux perpétuellement écorchés.

Pour les deux derniers morceaux, Highway To Hell et For Those About To Rock (We Salute You), AC/DC sort l'artillerie lourde : flammes géantes et canons tirant des pétards lorsque Brian Johnson crie "Feu !", diffusant une odeur de souffre. Le chanteur exulte : "Paris, nous te saluons", avant que le groupe disparaisse, laissant le Stade de France retrouver brusquement la lumière. 

La setlist complète :
1) Rock or Bust 
2) Shoot to Thrill 
3) Hell Ain't a Bad Place to Be 
4) Back in Black 
5) Play Ball 
6) Dirty Deeds Done Dirt Cheap 
7) Thunderstruck 
8) High Voltage 
9) Rock 'n' Roll Train 
10) Hells Bells 
11) Baptism by Fire 
12) You Shook Me All Night Long 
13) Sin City 
14) Shot Down in Flames 
15) Have a Drink on Me 
16) T.N.T. 
17) Whole Lotta Rosie 
18) Let There Be Rock 
Rappels : 
19) Highway To Hell 
20) For Those About to Rock (We Salute You)

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2015-05-24 08:00:00
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