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Fondation pour l'islam de France : des élus socialistes ne veulent pas de Chevènement

Jean-Pierre Chevènement a provoqué un tollé après ses propos sur la "nationalité disparue" à Saint-Denis, lundi 29 août.

Jean-Pierre Chevènement à l'Élysée, en septembre 2013

Crédit : AFP

Clarisse Martin

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La nomination de Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation pour l'islam de France, confirmée lundi 29 août par Bernard Cazeneuve, est à peine annoncée, et est déjà une nouvelle cause de fracture de la gauche. Deux élus socialistes demandent à François Hollande de renoncer à cette nomination.

Sur France Inter lundi 29 août, l'ancien ministre de l'Intérieur a soutenu qu'à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), "80% des enfants en primaire ne maîtrisent pas la langue française". Une affirmation assortie d'un chiffre hasardeux, selon lequel il y aurait à Saint-Denis "135 nationalités" représentées, mais "une qui a quasiment disparu", a-t-il sous entendu en visant la nationalité française en filigrane.

Des déclarations de trop, pour deux élus socialistes. Mathieu Hanotin, député PS de Seine-Saint-Denis a lancé une pétition sur la plateforme Change.org pour demander à François Hollande de renoncer à la nomination du "Lion de Belfort", dénonçant ses "amalgames douteux et paternalistes". Stéphane Troussel, le président PS du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a également pris la parole au travers d'un communiqué, dans lequel il exhorte le président de la République et son ministre de l'Intérieur à nommer quelqu'un d'autre.

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