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Virée nocturne des Espoirs : M'Vila risque gros jeudi

Des cinq Espoirs convoqués jeudi à Paris devant la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF) pour leur virée nocturne avant le barrage retour à l'Euro 2013, le Rennais Yann M'Vila est celui qui risque la sanction la plus lourde en raison de son passif disciplinaire.

Yann M'Vila ne verra pas le Mondial 2014 au Brésil
Yann M'Vila ne verra pas le Mondial 2014 au Brésil Crédit : AFP/File, Franck Fife

M'Vila n'en est pas à son premier écart disciplinaire

En compagnie de Mavinga, Ben Yedder, Griezmann et Niang, il avait fait le mur pour aller passer la nuit dans une discothèque parisienne avant de revenir au petit matin au Havre, où les Bleuets préparaient le barrage retour à l'Euro 2013 contre la Norvège, le 16 octobre (3-5 et élimination de la France). M'vila avait justement été appelé pour ces barrages par Erick Mombaerts, écarté depuis, pour "apporter son expérience"... 
   
Le milieu du Stade Rennais (22 ans, 22 sélections avec les A), déjà sanctionné par son club pour cette virée nocturne, n'en est pas à son premier écart disciplinaire. Il avait ainsi été rappelé à l'ordre par la FFF cet été après qu'il eut refusé de serrer la main de Laurent Blanc et d'Olivier Giroud lors de son remplacement par ce dernier, contre l'Espagne lors de l'Euro en Ukraine. M'vila risque donc cette fois plusieurs matchs de suspension. 
   
Mea culpa médiatique

Il avait pourtant semblé comprendre le message du nouveau sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, qui ne l'avait pas retenu pour sa première liste, le 15 août contre l'Uruguay en amical, "par rapport à l'attitude et le comportement". Pilier de l'équipe de France sous Blanc et plus appelé depuis, il avait alors reconnu ses erreurs et promis de changer. "Ce n'est pas que je sortais en boîte de nuit tous les jours. Mais j'allais souvent à Paris car il y avait ma famille, ou pour des tournées promotionnelles. Je l'ai fait l'année dernière, mais je ne referai plus les mêmes erreurs", avait-t-il ainsi déclaré le 20 septembre. 
   
Ce vaste mea culpa médiatique venait après six derniers mois compliqués, avec les Bleus, donc, mais aussi avec le Stade Rennais. Au printemps, il a ainsi passé une nuit en garde à vue après avoir giflé une personne de son large entourage, 10 jours après avoir eu une altercation avec des supporteurs au lendemain de l'élimination face à Quevilly en demi-finale de la Coupe de France. 

Antonetti : "Il ne faut pas faire des exemples, il faut être juste"

A l'intersaison, il a dû se résigner à rester dans son club formateur, alors qu'un transfert vers un club européen semblait lui tendre les bras. En septembre, très loin de son niveau de jeu, il a fini par perdre une place de titulaire qu'il n'a toujours pas retrouvée, confronté aux bonnes prestations du duo de récupérateurs Makoun-Pajot. 

 Jusqu'à cet épisode de la virée nocturne, goutte d'eau qui a fait déborder le vase des dirigeants rennais, qui ont fait de l'exemplarité l'un des piliers de leur politique de reconquête du public et l'ont donc mis à l'écart du groupe professionnel pendant huit jours, comme Mavinga. Ils ont depuis été réintégrés. 

"A la commission de prendre sa décision", a déclaré mercredi en conférence de presse son entraîneur à Rennes Frédéric Antonetti. "Mais il faut faire attention. C'est toujours difficile de faire un exemple. Il ne faut pas faire des exemples, il faut être juste."  

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