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Vendée Globe - Gabart : "Difficile de ne pas être ému"

François Gabart (Macif), vainqueur dimanche du Vendée Globe, est revenu sur ses 78 jours passés en mer, et notamment sur l'émotion qui l'a saisi en remontant le chenal des Sables d'Olonne devant des dizaines de milliers de spectateurs. Et également sur son mano a mano avec son dauphin, Armel Le Cléac'h, arrivé seulement trois heures après lui.

François Gabart (Macif)
François Gabart (Macif) Crédit : AFP/D.Meyer
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et Patrice Gabard

L'arrivée : "On se dit que cela sert à quelque chose"

"C'est difficile de ne pas être ému, car c'est quelque chose d'exceptionnel. L'intensité est multipliée par je ne sais combien par rapport à ce qu'on vit à terre. La transition est énorme. C'est fou. Il y a quatre ans, j'étais allé sur Foncia (le bateau vainqueur de Michel Desjoyeaux), je pensais donc être préparé, mais en fait pas du tout. Vous réalisez combien vous touchez de gens. C'est hallucinant, juste extraordinaire. Cela veut dire qu'il y a beaucoup de monde qui rêve avec nous. S'il n'y avait pas tout ça, je dirais qu'on est des fous. Que c'est juste de la folie. Mais quand on voit ça, on se dit que cela sert à quelque chose." 

"Je suis encore en train de voler, je ne réalise pas trop ce qu'il se passe. J'ai eu l'honneur de vivre le chenal des Sables avec des milliers de personnes. Ensuite, tout s'enchaine. Le podium, la presse, le public. Je n'ai pas encore le temps de réaliser"

La victoire : le déclic de l'Indien

"L'objectif de départ n'était pas de gagner, cela aurait été un peu ambitieux. Je voulais simplement faire une belle course. Quand j'ai doublé Armel (Le Cléac'h) dans l'océan Indien, là je me suis dit que je pouvais jouer la gagne." 

Le duel avec Le Cléac'h : "Je veux lui dire merci"

"Cela a été la bagarre. En tant que compétiteur, vivre ce qu'on a vécu est énorme. Même si parfois j'aurais aimé qu'il ne soit pas là, finalement je suis bien content qu'il ait été là. Je veux lui dire merci, de m'avoir fait vivre cette compétition, et de ne pas m'avoir doublé."

Le record : "Moins d'importance à mes yeux"

"Le plus important est d'avoir gagné. L'objectif était d'arriver devant le second. Mais le record est difficile à comparer puisque Michel Desjoyeaux était revenu aux Sables après le départ officiel et avait en fait fini le parcours en 81 jours. Je suis heureux d'avoir le record d'être le plus jeune, c'est un privilège"



Sa pire galère : aucune

"J'aurais dû me faire un brainstorming avant sur ma pire galère et mon meilleur souvenir car ces questions reviennent toujours (rires). Il n'y a pas eu une galère. Dans la vie, on a une galère et on la résout, c'est plus facile. Là, on en a une un jour puis une autre le lendemain, etc." 

Se surprend-il ?

"Oui... oui, oui. Et c'est chouette. Cela fait pas mal de temps que je me surprends, je ne sais pas quand cela va s'arrêter. Je découvre des choses sur moi-même dont je ne soupçonnais pas l'existence. Je ne me pensais pas capable de répondre à cet enchaînement de problèmes." 

Dopé ?

"Je me suis dopé à l'adrénaline, j'en ai pris un bon paquet, plus que de raison (rires). Sinon, c'est sans doute la fascination que j'ai depuis tout petit pour cette course qui m'a fait avancer plus vite." 

 Repartir ?  Pour l'instant, c'est non

"Je ne sais pas. Il faut que je respire un peu, que je fasse deux-trois nuits. Il y a quatre ans, j'étais prêt à faire le Vendée Globe dans n'importe quelle condition, même en Optimist ! Là, je ne le referai pas n'importe comment. Il faut en avoir l'envie et la force. Si on ne l'a pas, c'est un calvaire, une punition. Et je ne sais pas si j'aurai encore cette force au fond des tripes. Pour l'instant je ne l'ai pas. Peut-être que dans un mois elle reviendra, peut-être pas." 
 
Sa relation avec son son bateau

"C'est une super relation. Mais c'est en naviguant que j'ai beaucoup appris dessus. Au départ, il ne m'était pas étranger mais j'étais plus spectateur. Pendant la course je me le suis approprié. Je l'ai écouté, senti. C'est chouette de vivre ça." 

L'homme de glace

"En course, il ne faut pas trop laisser paraître de choses à ses adversaires. Ce n'était pas simple car ce n'est pas dans ma nature. J'aurais préféré partager, mais tant qu'on est en compétition tout restera pour nous." 

Propos recueillis en conférence de presse 

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