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PSG-Incidents : "C'est la guerre civile tout simplement"

TEMOIGNAGES - De violents incidents ont émaillé lundi soir la fête du PSG, organisée au Trocadéro à Paris. Commerçants et supporters sont atterrés. RTL était sur place.

Des violences ont émaillé la remise du trophée de Champion de France au PSG
Des violences ont émaillé la remise du trophée de Champion de France au PSG Crédit : AFP - Franck Fife
micro générique
La rédaction de RTL Journalistes RTL

Dégoûtés. Pour les supporters du Paris-Saint-Germain, la fête a tourné court lundi soir. Venus pour célébrer la victoire de leur club en championnat de France, ils n'ont pu qu'assister, impuissants, aux échauffourées.

Les supporteurs ont "mal au cœur"

"Le bus (des joueurs) est arrivé et à 19h45 ça commençait déjà avec les lacrymos, les cassages", raconte un supporter au micro de RTL, ajoutant que : "Le problème, c'est qu'on a presque pris l'habitude. A chaque fois qu'il se passe quelque chose à Paris, ça se finit comme ça a fini là." Une autre ajoute : "Ça fait mal au cœur. On est très déçus parce que la fête est gâchée".

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Les supporters du PSG : "Ca fait mal au coeur" Crédit Média : RTL - Guillaume Chieze | Durée : | Date :

Du côté des commerçants, là aussi, le dégoût est partagé. "Ils ont balancé tout par terre, ils ont tout bousillé", explique Pierre, kiosquier au pied de la Tour Eiffel. "Ils étaient au moins 150, voire 200. Qu'est-ce que vous voulez faire ? On s'est protégés avec des employés."

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Pierre, kiosquier au pied de la Tour Eiffel : "Ils ont tout bousillé" Crédit Média : RTL - Nicolas Bartenne | Durée : | Date :

Les riverains atterrés par "cette désolation"

A quelques pas de là, l'avenue Kléber a été l'une des principales cibles des casseurs. Pendant une heure et demi, cafés, vitrines de magasins, voitures, scooters ont été saccagés. Rien n'a résisté à leur rage. "C'est lunaire, c'est la désolation", confie une habitante du quartier à RTL, ajoutant : "Je suis affolée là."

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Le visage parfois masqué, souvent alcoolisés, les casseurs n'hésitent pas à récupérer des barres de fer qu'ils trouvent sur un échafaudage. Rien ne sera épargné.

C'est la guerre civile tout simplement.

Francis, propriétaire d'un café Avenue Kléber
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Pour Francis, propriétaire d'un café à l'angle de l'avenue, les dégâts se chiffrent en dizaine de milliers d'euros. "C'est la guerre civile tout simplement", décrit-il. "Tout a été saccagé, tout a été cassé par plaisir. C'est une honte." Pour lui, les responsables sont aussi bien à chercher du côté de la police que de celui du PSG.

A quelques mètres de là, David découvre l'étendue des dégâts. Sa voiture garée en début d'après-midi  n'est plus qu'un tas de cendres. "Elle était toute neuve, je l'ai achetée y a trois mois", raconte-t-il. "Les voitures brûlées, les magasins explosés, je ne vois pas où est la fierté."

Avant de quitter l'avenue, les casseurs n'oublient pas d'immortaliser l'événement. Petite photo souvenir devant la pharmacie qu'ils viennent de saccager, devant le magasin de vêtements qu'ils ont entièrement pillé. Le tout en entonnant à tue-tête les chants de supporteurs : "Ici c'est Paris", résonne sur l'avenue Kléber, avec un goût amer pour les commerçants du quartier.

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Avenue Kléber : "C'est la guerre civile tout simplement" Crédit Média : RTL - Dominique Tenza | Durée : | Date :
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